Affichage des articles dont le libellé est Mélanie Bernier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mélanie Bernier. Afficher tous les articles

lundi 6 janvier 2014

# Au Bonheur des Ogres


Benjamin Malaussène est un grand frère modèle, qui fait ce qu'il peut pour faire vivre ses frères et soeurs, laissés en plan par une mère en cavale. Et si ça inclut d'être bouc-émissaire au bureau des réclamations d'un grand magasin parisien (comprendre se faire insulter, rabaisser et quand ça n'est pas le cas, servir de bouche-trou technique dans la boutique), alors oui, il veut supporter ce fardeau.
En plus, la cadette est enceinte, et n'ose pas lui dire, la benjamine se voit déjà voyante/médium, le suivant, non content de se faire remarquer à l'école, construit des bombes artisanales dans la salle de bain de leur appartement insalubre, et le petit dernier rajoute au marasme ambiant, avec une enquête de la DDAS, sans oublier le gros chen malade.

Mais tout va basculer quant Benjamin, toujours de bonne composition pour aider ses collègues, se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment. Par deux fois, il va échapper à un attentat contre le magasin croit-il alors. Très vite, les soupçons de la police se posent sur lui; police qui d'ailleurs a du mal à saisir la teneur de son travail.
Après la 1ere bombe, Benjamin rencontre une jeune voleuse qu'il extrait in extremis des intentions douteuses du chef de la sécurité. Ils sympathisent et la police les croit complices. La jeune femme est réalité une journaliste qui menait une enquête discrète sur les moeurs dans les cabines d'essayage…

2 bombes en très peu de temps contre le même magasin, la police qui l'interroge alors qu'il ne sait rien, Benjamin commence à se poser des questions… Il trouve en parti des réponses en conversant avec son ami, le gardien de nuit, Stojil.
Les deux bombes, comme par hasard, ont tués 2 des plus anciens collègues du "Bonheur Parisien", amis intimes de l'ancien directeur, feu M. Sinclair, père de l'actuel.
Celui-ci convoque Benjamin dans son bureau austère, inquiet de savoir ce que celui-ci a dit à la police. Il le met en garde de ne rien divulger à qui que se soit, ni aux journalistes, ni aux policiers au risque de perdre son emploi ou pire… Benjamin en parle à la jolie journaliste et après quelques recherches, et une entrée par effraction dans le bureau de Sinclair , ils reconstituent le puzzle.

Sinclair a pris le magasin en héritage, mais la vérité est que son défunt père le méprisait et que selon ses volontés, le magasin ne lui revenait pas. Pire encore, son père, ainsi que 3 autres collègues se servaient de la boutique pour enlever de jeunes garçons.....Jeunes garçons dont la disparition mystérieuse au magasin est passé à la postérité dans la rubrique faits divers.

Sinclair, pour se venger de son père, a tué les complices encore vivants et pour se donner bonne conscience, affirme que c'est pour rendre justice aux petits enfants disparus à l'époque. Le directeur avait tout orchestré de façon à ce que se soit Benjamin qui soit accusé, et qu'il meurt lors du dernier attentat. Mais la police est sur place. Benjamin intercepte la dernière bombe et la police arrête Sinclair.






Film adapté d'un roman de Daniel Pennac, je vais être honnête : je n'ai pas lu le bouquin de Pennac avant, ni après le film. J'aime pourtant faire le devis comparatif entre l'oeuvre originale et l'adaptation, mais le crime des ogres m'a refroidi... L'ellipse dans le film quant à la teneur des crimes a été la bienvenue et plus que suffisante pour imaginer.

En écrivant ces lignes, la bouffée lyrique qui s'empare de vous pendant 1h30 est retombée. A mon grand malheur.
Ce film est une bulle colorée.

Le jeu d'acteur est pétillant.  Chapeau à Raphael Personnaz, qui joue le jeune dépassé par les évènements à ravir. Petit acteur à suivre, à mon avis. cf. Marius (adaptation de Pagnol par Auteuil en 2013)
Le casting interessant : Bejo, Kusturica, Neuvic, Bernier, De Tondellec, qu'on a plaisir à voir ailleurs que dans son rôle de père de famille Lepic dans Fais pas ci, Fais pas ça sur France 2.
Les décors sont fantasmés.  Le scénario oscille entre réalité sociable misérable, et contes pour enfants.
Bien sur, ils vivent à 5 dans un appartement minable mais leurs vies multicolore contraste avec le froid dessein du directeur du grand magasin. Le titre du film vient du mélange du nom du magasin dans lequel travaille Benjamin "Au Bonheur Parisien" et le nom qu'il donne aux méchants dans les histoires du soir qu'il raconte à ses frères et soeurs "les ogres". La référence à Zola est aussi évidente.

L'ambiance du film est cocasse; entre sympathie pour le pauvre qui doit assumer toute une famille, un chien malade, un boulot de merde, et des rebonds comiques quand les enfants jurent, tirent les cartes, fabriquent des bombes, et essayent de comprendre ce qui arrive à leur grand frère. La petite romance avec la belle journaliste fait sourire.
On rit de bon coeur, pas de larmes, on serre les dents sur l'évocation du crime des ogres.
A revoir

lundi 4 novembre 2013

# Les Gamins


THE comédie de l'année 2013

Chabat joue le dépressif à merveille.
Max le trentenaire paumé.
Ce deux là, ce sont trouvés.L'un va croire en un rêve, l'autre va en faire un dans lequel il serait toujours jeune. Et les femmes trinquent. Avec une happy end !


Pouce en l'air pour cette pépite raffraichissante du printemps.
On sourit aux répliques cinglantes, on s'attendrit sur la naissance d'un couple auquel on croit : Bernier/Boublil sont charmants.

La crise de la cinquantaine tardive de Chabat se répand non pas sur "qu'est ce que j'ai fait de ma vie", mais "ma vie est merdique actuellement". Monsieur a vendu son entreprise, il a une retraite morne et sa femme, eh bien, il a oublié qu'il l'aimait.
Mention à Kimberlain, qui joue le cliché bobo parisien à son paroxysme : écolo, politisée, farandole de soja, son, et avoine, et son grand projet humanitaire au Burkina Faso en mantra. En un mot : une épouse saoulante.

Boublil, lui c'est différent, le syndrome post-ado pas fini. Le trentenaire paumé dans toute sa splendeur. Il a peur de l'engagement, peur de se planter, peur de se gacher dans une destinée qui ne serait pas la sienne. Il est compositeur-interprète, mais pour vivre il fait des mariages, ou du télé-conseil. OUéééé !

Pour échapper à leurs quotidiens grisouille, ils vont se perdre dans le divertissement effrené comme des gamins : boîtes, bédo, draguouille, achats impulsifs, cocktails mondains, soirées. Jusqu'à redescendre sur Terre en plein désert marocain, Boublil le premier, en jetant la vérité au visage de Chabat médusé ( de temps de maturité de son jeune pote qui a su voir ce que lui ne voit pas encore) Ce quotidien de paillette n'est pas pour lui.
Il tente de récuperer Bernier. Trop tard. Elle a trouvé un autre amoureux par dépit.
Pour autant, il n'a pas perdu l'amitié de Chabat qu'il l'accueille chez lui. Il compose quelques chansons sur son chagrin d'avoir perdu Bernier.
Chabat a reconquis sa femme au prix d'une bataille avec un vieux beau.
Autant de paillettes n'étaient pas pour lui non plus. Il aime sa vie, sa maison, sa batterie, sa femme. Il suffit juste de réinsuffler de la passion dans le quotidien. 

Happy end très drôle avec Kheiron dans le rôle de Mahmoud Ahmadinejad, un congrès politique ou Boublil parvient à ses fins.
C'esst beau les films, quand on peut avoir LA fille et la Musique !

Chapeau bas pour la bande son : les chansons du moment mais version chorale anglaise. Envoutant.

Pour les guests, on nous sert le gratin. Kheiron, Bruel, et le grand Iggy Pop, rien que ça.
Mention spéciale aussi pour l'ado-star "Mimi Zozo" horrible en enfant gatée : top 5 des personnages qu'on aime detester.