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lundi 13 octobre 2014

# Brèves de comptoir


Oh-Mon-Dieu !!!!!!!! Ca ne m'est jamais arrivé : quitter un film en plein milieu. 

En plus, je suis plutot curieuse, mais comment dire? Quand c'est très (très très) mauvais, supporter 40 minutes de pellicules, c'est déjà un exploit.



PAUVRE France ! J'avais beau savoir que c'est Jean-Michel Ribes qui s'y était collé à la réalisation, pour adater son livre d'anecdotes collectées de ci, de là dans les cafés. Mais non.
Je pensais au moins que ce serait construit, joué, enroulé dans une histoire; c'est juste un défilé de toute la scène française (les seconds couteaux) qui récite les "brèves de comptoir"
Imbuvable, tellement le français moyen (de café-bar) est dépeint en clichés grossiers, de mysogine, alcoolique, chomeur faignant, libidineux, raciste, des idées arrêtées sur tout et tout le monde… Personne ne se parle. Ils égrènent des énormités d'un autre âge.
Je n'ai pas aimé ce que j'ai vu : une france du quotidien limitée et rétrograde.

Remarque : l'idée originale étant bancale, tout bascule avec elle; scenar inexistant, jeux d'acteurs mauvais, décors & costumes caricaturaux au possible, musique portée dans les séquences émotions déplorable, bref : rien à garder !

A noter : j'avais aimé "Musée haut, musée bas" de Ribes aussi, mais peut-être parce que sa clique parlait de l'Art, avec une pointe d'humour et mêlant plus habilement les talents jeunes et vieux de la scène française.

A remiser loin : à oublier.


C'est la journée d'un patron d'un bar-café-restaurant "L'hirondelle" et de ses habitants du quartier qu'il l'anime, de 6h30 du matin à la fin de journée… Des peintres en batiment, la factrice, l'agent des pompes funébres, l'équipe du monop' d'en face, les piliers de bar, les commercants itinérants, les vieilles et les jeunes qui jouent au canasta, les amoureux qui se retrouvent clandestinement, le veuf, la collègienne et l'équipe du café : la femme du patron, la serveuse, le serveur et le cuisinier.
Toutes les anecdotes y passent, sur le chômage, l'amour, la mort, l'alcool, les enfants, le travail, la jeunesse, le mariage pour tous, le racisme, la drague...

jeudi 2 octobre 2014

# Les Vacances du Petit Nicolas


Alors….parlons peu mais parlons bien.
Au panthéon de l'enfance, il y a Sempé, et ses Petits Nicolas.

Après "le Petit Nicolas" qui complotent avec ses potos pour ne pas être abandonner par ses parents à la naissance du cadet. Voici "les vacances du Petit Nicolas" tout aussi coloré que le premier, une sommité de nostalgie, avec en cerise "top of the cake" des clins d'oeil fugaces aux demoiselles de Rochefort ou au Tour de France, et bien tartiné tout le long, la vitrine des congés payés (avec le comble : Kad Merad qui fait une fixette sur la carte postale envoyée à son patron M. Moucheboume)

Une fois le décor planté, les mêmes acteurs que le 1 repris (et une belle brochette de second rôles), ils ne restent, à mon sens, plus beaucoup de Nicolas, mais bien les vacances de Kad Merad et Valérie Lemercier. Mauvaise surprise, donc !
J'aurai apprécié plus de narration du Petit Nicolas, avec ses mots d'enfants, si bien transcrits par Sempé.
J'aurai apprécié voir les 400 coups avec ses copains de vacances, la bande qu'il s'est recrée à l'hotel, c'est une sacré bande !
Exemple, lorsqu'en vacances on commence à parler météo : il pleut, et là, il faut occuper les gamins dans le lobby de l'hôtel….
J'aurai aimé plus de gags sur le Bouillon qui s'ennuie dans le Paris dépeuplé de juillet-aout.
J'aurai aimé moins de "romance", Nicolas est (encore) un petit garçon, qui trouve que les copains c'est super chouette !

Enfin bref, quand je commence à réécrire le film…. Qui a dit qu'on ne pouvez pas être exigeant en été ?

Les Vacances du Petit Nicolas, font passées un agréable moment, mais pas de quoi se pâmer !
A revoir…mais à la télé.

La famille de Nicolas, y compris Mamie, part en vacances à la mer. 
Nicolas en pince pour la voisine Marie-Edwige, il promet de lui écrire. 
Arrivé à l'hotel, le papa rencontre un ami d'enfance, lui aussi installé à l'hotel avec sa famille : sa femme et sa fille. Ils dinent ensemble au restaurant de l'hotel.
Les vacances commencent : la mer, les chateaux de sable…. Nicolas se fait des copains dans l'hotel et au hasard d'un diner avec l'autre famille : la boutade lancée par les parents, de marier Nicolas à la petite, est pris très au sérieux par le principal concerné !!! Outré, car amoureux de Marie-Edwige, il complote avec sa bande pour désunir les deux familles.
Avant de se rendre compte, que la petite est quand même sympa. 
La fin des vacances approchent, Nicolas et la petite décident de partir ensemble pour ne pas être séparés. Ils fuguent dans la nuit, les parents déguisés à l'occasion d'un bal sur leurs pas. La procession est cocasse dans la foret.
Finalement, refroidis les petits rentrent à l'hotel. Les parents, fatigués au petit matin, les retrouvent assoupis dans le lobby.

A la maison, Nicolas s'inquiète de savoir si Marie-Edwige a bien reçu ses lettres (dont celle où il lui explique qu'il la quitte pour la petite) mais la jolie voisine s'est trompée d'adresse de vacances. Un compliment sur son bronzage et un bisou et la vie reprend.

# The Amazing Spiderman



Eh bien, croyez le ou non, mais les films sont fabriqués selon des cibles !!! Et il semblerait que pour celui là, j'ai passé la date limite. 
Résumons nous : des acteurs très jeunes et lookés ado, des méchants identifiables et transparents quant à leurs intentions (démolir le monde) une histoire de coeur, New-York en toile de fond, un secret familial, et tout cela dans une harmonie rythmée mais pas tumultueuse.


Moi qui était restée sur le Spiderman 3/ Tobey Maguire, torturé border-line schizophrène à cause de l'infection du méchant Venum. Là, le fraichement diplômé Peter Parker, a une copine qui connait son secret, tante May est une vraie maman poule, et Peter a des partiels…Oh, et il y a des vilains qui s'accagent New-York.

Bref, malgré un film rythmé et un beau casting, le tout est un peu trop désinvolte.
Trop jeune, quoi. 
A remiser.

vendredi 11 avril 2014

# Supercondriaque


Romain, un hyper-condriaque (Dany Boon) bientôt quadragénaire, harcèle son docteur Dimitri (Kad Merad)
Ce dernier, harassé jusque chez lui, par son meilleur patient, tente de se débarasser de lui, en l'ouvrant à l'amour. Il l'invite au jour de l'an, l'inscrit à un site de rencontres, l'emmène même à Calais, dans un camp humanitaire, aider des réfugiés turkistanais. Sa soeur Anna (Alice Pol), est déjà sur place pour venir en aide aux expatriés.

Sur un quiproquo, Romain est pris pour le chef de la révolution turkistanaise, Anton; subjugé par Anna, il ne dit rien de sa réelle identité et joue le jeu. La jeune femme le sort du camp avec de faux papiers et l'emmène chez elle à St Cloud. Pendant ce temps là, le vrai Anton a volé l'identité de Romain, et se rend chez lui pour se cacher.

En jouant le gros bras chef de la rebellion turkistanaise, Anna tombe sous le charme de Romain/Anton.
Dimitri, inquiet de la disparition de son patient à Calais, passe au commissariat pour lancer les recherches. Puis se rend chez sa soeur, et reconnait Romain, mais ne dit rien.
En aparté, Dimitri fait promettre à Romain d'arreter de mentir à sa soeur et de ne plus la revoir. Le coeur lourd, Romain alias Anton retourne à St Cloud, retrouvait Anna, mais le GIGN/immigration leur tombent dessus (sur la dénonciation du mari d'Anna)

Interrogés séparement puis confrontés, Romain avoue à Anna devant le GIGN, ne pas être Anton. Blessée par ses mensonges, Anna désavoue Romain/Anton, et confirme aux policiers qu'il est bien Anton, chef de la rébélion turkistanaise. 
Il n'en faut pas plus. Romain/Anton est aussitot expulsé au Turkistan, dans une prison sordide. Là, face à ses pires angoisses, Romain devient comme fou.

Pendant ce temps là, en France, Anna a retrouvé le vrai Anton, et avec l'aide de son frère, ils montent une opération infiltration - évasion pour sortir Romain de cette bévue judiciaire.
Dimitri est blessé pendant l'évasion. Romain revient sur ses pas pour le secourir. 
De retour au camp revolutionnaire, Anna et Romain se tombent dans les bras.
A Paris, les explications avec les autorités sont houleuses, mais finalement tout rentre dans l'ordre. Romain épouse Anna, et ont un fils. 
Romain l'emmène au parc avec les puces des sables, à la piscine dans les germes du pédiluve. Et au pire, s'ils tombent malade, il y aura toujours Tonton Dimitri. THE END.




Un grand moment !
J'y suis allée mi-figue/mi-raisin, car déçue par Eyjafjallajökull (merci Google pour l'orthographe), je pensais que l'humour Boon était retombé à plat. Mais non!

Certaines scènes sont cultes : morceaux choisis
Quand Dimitri coach (en pleine nuit et en catimini de sa femme) Romain pour être un homme, un vrai, un dur pour ses futurs conquêtes du net. Les canons de la virilité sont bousculés versant bucheron canadien
Les diverses crises d'angoisse : dans le club quand son ami est emmené par les pompiers, quand sa conquête (Valérie Bonneton) refuse de se laver les mains avant de manger ou l'embrasse, quand il ne veut pas toucher les portes ou barres du métro, quand il demande à l'ouvreuse de cinéma, si toutes les salles sont avec moquette….
Bref, Dany a poussé le trait de la maladie à l'extreme, dans des situations cocasses.

Le casting est impeccable : y compris les apparitions. Le jeu d'acteur est correct.
Bruno Lochet, le flic de l'immigration incrédule
Jean-Yves Berteloot, très crédible en guerillero turkistanais, chef de la rébélion
Stéphane de Groodt, l'avocat d'Anton, mi-normand, mi-blasé
le Comte de Bouderbala, un policier GIGN
Stéphane Commandeur, le mari (cocu) d'Anna
Guy Lecluyse, un malade avec une voix infernale
Des acteurs déjà vus pour la plupart dans "Bienvenu chez les Ch'tis", qui a rencontré le succès qu'on connait. Les seconds couteaux, qui apportent de l'eau au moulin, comme quoi, rien n'est laissé au hasard.

Le rythme est enlevé : on ne s'ennuit pas, pas de question soulevée quant à un scènario bancal.
Les décors, et costumes sont crédibles. Les dialogues sont savoureux, du fait de la simulation d'accent turkistanais. Un petit bémol quant à la captation du son, parfois inaudible : au début aux urgences, et aussi au camp de réfugiés.

Le contraste entre la lassitude énervée du docteur et le malade attachant, nous rappelle des duos comme Lino Ventura et Jacques Brel dans "l'Emmerdeur". 
Quant au titre ; concept intéressant, s'il en est, puisque ce trouble psychologique n'avait pas encore été traité au cinéma. Les TOC oui, mais pas en film complet sur l'hypocondrie. Bien joué pour le créneau, M. Boon réalisateur. 
De plus, qui n'a jamais pris peur qu'un grain de beauté ne soit en réalité un cancer malin ou un mal de ventre, une crise d'appendicite aigue ?!!!! …A celui qui n'a Googlisé pour se renseigner, jette la 1ere boite de doliprane !

Petite précaution : attention aux scènes insalubres au Turkistan !

Au final, un moment très drôle. Bien monté, une comédie française bien propre.
A revoir.


jeudi 16 janvier 2014

# Jamais le Premier Soir


Une femme (Alexandra Lamy) se fait larguer par lettre recommandée. Elle fait une petite dépression et trouve une voie de sortie dans la lecture de livres d'épanouissement personnel du genre "le Bonheur, c'est maintenant" "Dîtes oui à la vie !" Elle achète ces remonte-moral à la librairie de son quartier. Le libraire n'est pas insensible à son charme. Mais la jeune femme est encore instable pour le remarquer. Flanquée de deux amies : (Mélanie Doutey) qui s'envoit son boss, Benoit en 2 min top chrono et Rose (Julie Ferrier) qui, en a ras-le-bol de son couple plan-plan, elle se rendent à une soirée de célibataires, ou elle rencontre Gilles, un ostéo, qui tombe sous le charme de la jeune femme.
Mais Alexandra continue son trip new-age, bouddha et résolutions, elle rencontre Ange dans la librairie de quartier, qu'il l'invite à un week-end bio-bonheur. Alexandra s'y rend avec ses 2 amies. Julie y rèvèle que son couple est au point mort. Et Alexandra se rapproche d'Ange.
Par un concours de circonstance, Alexandra rentre plus tôt chez Ange, et découvre qu'il participe à des parties fines….Choquée, elle le gifle, le quitte et court se confier à Audrey et Julie.
Audrey reçoit à son tour une lettre de rupture avec accusé réception. La coupe est pleine pour elles trois, elles partent sacager l'appartement de Benoit pour se venger des hommes. Ivres, elles se rendent chez le libraire de quartier : Alexandra veut se faire rembourser tous ses livres new age, qui n'ont pas eu l'effet escompté. Le libraire, Jean-Paul Rouve, amusé de la situation et pour se rapprocher d'Alexandra, passe la fin de soirée en leur compagnie.
Jean-Paul reconduit Alexandra chez elle. Et un diner aux chandelles et une engueulade plus tard, Alexandra ne veut toujours pas faire confiance à son libraire !
Il lui envoie une déclaration par lettre recommandée avec accusé reception, elle court le rejoindre dans sa librairie. Happy End. 



Honnetement, je n'ai pas aimé ce film. 
TOUT le long, je me suis dit, il y a quelque chose qui ne colle pas.
Est-ce Alexandra Lamy qui joue faux ou qui surjoue ? J'avais déjà eu cette gène sur Modern Love.
Est-ce les gros fils de la comédie que l'on voie, dès la 1ere scène avec le flash back "6 mois avant" ou tous les rôles masculins lisibles au possible ?….celui avec qui ça ne va le faire, celui trop mignon pour être honnête et celui qu'elle ne remarque pas, du moins au début.
Bref, en un mot : barbant. Loupé pour le coche.
Déjà pour l'attribution des rôles : Jean-Paul Rouve, avec son jeu d'acteur réservé mais loufoque aurait été bien mieux dans le rôle de Charles (Julien Boisselier) qui fait de la dragouille (un peu) appuyée et qui pète un plomb une fois rejeté. Il aurait fait un Charles bien plus déjanté. 
"Ange" le mec mignon, on voit tout de suite, qu'il veut juste la sauter, mais use de ruses….
Je crois que ce film a pointé du doigt toutes les mièvreries que j'execre dans les mauvaises com-rom. Alexandra qui sourit comme une jeune femme épanouie qu'elle doit être, alors qu'elle court à talons sur 3 patés de maison pour rejoindre son libraire….
Mélanie qui ricane à la situation de ses copines, dailleurs son personnage n'a aucune substance à part de se taper son boss. Elle aurait pu, je ne sais pas moi, se rendre compte que des histoires de fesses à l'emporte-pièces ne la rendent pas heureuse et qu'au fond, elle cherche comme Alexandra un mec sur lequel se reposer….ou elle aurait pu s'envoyer tout le service, pas juste le boss…ou encore virer de bord au milieu du film et tomber amoureuse de Julie au week-end spa...
Quitte à aller dans les clichés autant y aller à fond, forcer le trait et en rire au final :
Alexandra, la romantique, célibataire et qui cherche une relation longue durée; 
pourrait se faire des films au ralenti et cotonneux sur chaque mec sympa qu'elle croise, en version coeur d'artichaut.
Mélanie, la fêtarde, qui s'envoie 42 000 mecs à chaque soirée, ne se fixe jamais, et aime ça ! (le genre Samantha Jones, pour les amatrices de Sex & the City) en version peur de s'engager et YOLO.
Julie, la quadra casée en banlieue trop tranquille, se fait chier comme un rat mort, et là, filmer une ville dortoire proprette, des balançoires vides qui oscillent au vent, et un gros plan sur l'assiette de coquillettes-jambon devant son mari et un Navarro qui commence en fond….Glamourissime ! Autant dire, que lorsque je réecrie le film, c'est très mauvais.

Des clichés encore : les métiers des hommes, "intellectuel" pour le libraire et "tactile" pour l'ostéo, quand à "Ange" en personnage tellement construit qu'il est…..pas d'info sur le job !
Tout pour plaire, rien à contre-emploi, pas de surprises, de l'ennui de A à Z.
Les "costumes" des filles sont ridicules, entre les énormes gilets en laine d'Alexandra et les mini-jupes d'Audrey…un peu de dignité les filles pour des quadra !

En plus, l'affiche affirme en encart façon tabac " ce film rend heureux". Grosse deception.
Au final, une grosse erreur. Un travail baclé à plusieurs niveaux, le casting, l'intrigue, le montage, le jeu… A oublier.

lundi 4 novembre 2013

# Les Gamins


THE comédie de l'année 2013

Chabat joue le dépressif à merveille.
Max le trentenaire paumé.
Ce deux là, ce sont trouvés.L'un va croire en un rêve, l'autre va en faire un dans lequel il serait toujours jeune. Et les femmes trinquent. Avec une happy end !


Pouce en l'air pour cette pépite raffraichissante du printemps.
On sourit aux répliques cinglantes, on s'attendrit sur la naissance d'un couple auquel on croit : Bernier/Boublil sont charmants.

La crise de la cinquantaine tardive de Chabat se répand non pas sur "qu'est ce que j'ai fait de ma vie", mais "ma vie est merdique actuellement". Monsieur a vendu son entreprise, il a une retraite morne et sa femme, eh bien, il a oublié qu'il l'aimait.
Mention à Kimberlain, qui joue le cliché bobo parisien à son paroxysme : écolo, politisée, farandole de soja, son, et avoine, et son grand projet humanitaire au Burkina Faso en mantra. En un mot : une épouse saoulante.

Boublil, lui c'est différent, le syndrome post-ado pas fini. Le trentenaire paumé dans toute sa splendeur. Il a peur de l'engagement, peur de se planter, peur de se gacher dans une destinée qui ne serait pas la sienne. Il est compositeur-interprète, mais pour vivre il fait des mariages, ou du télé-conseil. OUéééé !

Pour échapper à leurs quotidiens grisouille, ils vont se perdre dans le divertissement effrené comme des gamins : boîtes, bédo, draguouille, achats impulsifs, cocktails mondains, soirées. Jusqu'à redescendre sur Terre en plein désert marocain, Boublil le premier, en jetant la vérité au visage de Chabat médusé ( de temps de maturité de son jeune pote qui a su voir ce que lui ne voit pas encore) Ce quotidien de paillette n'est pas pour lui.
Il tente de récuperer Bernier. Trop tard. Elle a trouvé un autre amoureux par dépit.
Pour autant, il n'a pas perdu l'amitié de Chabat qu'il l'accueille chez lui. Il compose quelques chansons sur son chagrin d'avoir perdu Bernier.
Chabat a reconquis sa femme au prix d'une bataille avec un vieux beau.
Autant de paillettes n'étaient pas pour lui non plus. Il aime sa vie, sa maison, sa batterie, sa femme. Il suffit juste de réinsuffler de la passion dans le quotidien. 

Happy end très drôle avec Kheiron dans le rôle de Mahmoud Ahmadinejad, un congrès politique ou Boublil parvient à ses fins.
C'esst beau les films, quand on peut avoir LA fille et la Musique !

Chapeau bas pour la bande son : les chansons du moment mais version chorale anglaise. Envoutant.

Pour les guests, on nous sert le gratin. Kheiron, Bruel, et le grand Iggy Pop, rien que ça.
Mention spéciale aussi pour l'ado-star "Mimi Zozo" horrible en enfant gatée : top 5 des personnages qu'on aime detester.

# Les Profs



Résultats du bac 2012 : le lycée Jules Ferry est la honte de la France. Le rectorat envoie donc une équipe de choc pour remonter le niveau : 7 profs respectivement chimie, philosophie, sport, français, anglais, maths et histoire; la lie éducative avec le postulat suivant : moins et moins font plus….en envoyant les pires profs dans le pire bahut, on peut s'attendre à des resultats surprenants. 

Et ça sera tout pour le pitch.
Car vous dévoiler l'intrigue pour ce film, ce n'est pas foncièrement possible. C'est un film à gags.
Exercice difficile qui s'annonce car bien que très sceptique quant à l'humour des Robin des Bois, je suis une inconditionnelle de Pierre-François Martin-Laval, qui campe ici le prof d'histoire, en boucle sur Napoléon, mais avant tout réal du film.
Et ça, ça y fait ! On se laisse attendrir par les bons sentiments, l'envie d'y croire, les rebondissements et les beaux discours, parce qu'avec une bande de tarés pareils, eh bien, oui, oui, ils vont exploser la moyenne de 50% de réussite au Bac.
Parce qu'avec PEF, c'est tout l'univers du lycée qui vous saute à la figure, mais en mieux, en plus déjanté, je dirais même en plus enchanté.
les profs sexys, les profs loufoques, les profs qui lancent des craies, des profs qui installent des climats de classe bizarre….(cf. Christian Clavier, mention spéciale, il arrive à faire oublier son rôle de bourgeois énervé qu'il campe à son habitude) on en a connu ! 
Et tout ce qui fait la vie d'un lycée : le CPE aux aguets, les cancans entre profs, le proviseur alarmé, les retards, les mots des parents, les conseils de classe avec délégués, la cantine, la fumée dans les wc….

Et PEF arrive à mixer la nostalgie de l'adolescence, dans un décor sympa (la réalité du lycée gris béton est oublié) avec des archétypes de cancres attachants (les profs bien sur) - à se demander comment ils ont obtenu leur CAPES - et en face pour faire bonne mesure, des caricatures d'élèves : le Terminal "de carrière", la bécheuse, le gros copain sympa "shrek", et le CPE rabajoie…. 
C'est un beau scénar. C'est une belle distribution. Toute la clic du cinéma et de la scène humoristique s'emmêle joyeusement…S'agit-il de passage de flambeaux à la jeune génération ? Je n'y crois pas. Les Nanty, Clavier, Ducruet ont encore de beaux jours devant eux. Non, juste une réunion de talents de tous horizons.
Félicitations du jury pour les seconds couteaux : le proviseur au bord du gouffre est sublime, ainsi que le supsens bien mené autour de la matière dispensé par Clavier, qui n'est révélée qu'à la toute fin du film.
Bref un grand ballet qui sonne juste. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est un film chorale, non, c'est un film à gags qui se prend pour ce qu'il est.
Une comédie de genre, ni plus, ni moins. Parait que c'est une adaptation de BD, en plus ?! Envie de lire ? A revoir, pour rigoler.

# Mariage à l'anglaise



C'est l'histoire d'un couple. Mme et M. qui se marient au bout de 8 mois. Trop vite selon leurs amis. Ils auraient du les écouter !
Le soir de la noce, les beaux-parents les mettent en garde;  comme un avertissement :la première année est la plus difficile. Les deux jeunes mariés vont donc s'accrocher un an. C'est leur maximum ! Car bien qu'ils reconnaissent les qualités de l'autre, ils ne s'aiment pas pour autant, mais ne veulent pas se l'avouer d'abord à eux-même puis à l'autre. Mais des tentations vont leur faire remettre pied à terre...



Le titre original est I give it a year, qui traduit mieux l'ambiance du film que "Mariage à l'anglaise". C'est l'histoire d'un couple, qui s'apprécie mais ne s'aime pas. 
Romance croisée version comédie anglaise.
On le comprend très vite, dès le mariage : M. Boulet & Mme Smart. Elle ne partage pas les mêmes centres d'interet que lui. Elle le trouve grossier et pas assez adulte.
ça se vérifie lors des différents évenements : diner entre amis, soirée d'entreprises, fêtes de Noel en famille…et au quotidien. Le film retranscrit bien, la lassitude et la routine qui peut s'installer dans le couple si l'on n'y prend pas garde. Elle l'envoie promener au téléphone, plutot froide la plupart du temps, lui glandouille sur son canapé et oublie de sortir la poubelle. ça vous rappelle quelque chose ? Normal ! C'est ce que vive les couples, quand la magie des dèbuts s'est envolée, et que plus personne veut faire d'effort.

J'en ai déjà vu des com-rom ou l'on sent bien que ça ne colle pas, mais à un moment, les époux veulent que ça fonctionne, font donc des efforts l'un vers l'autre, et finissent par s'apprécier. La question au centre de tout ça étant : Etes-vous pret à changer par amour ? 
Mais ici, encore faudrait-il qu'il en ait, de l'amour…..
Au fond, vue la situation maritale, la réelle question est celle de la loyauté, et de la fidélité.
Elle ne veut pas partir de peur de lui briser le coeur mais il doute autant qu'elle. Alors pour faire en sorte que ça colle, ils vont voir une conseillère matrimoniale (moments cultes) 
S'accrocher coute que coute. En fait ce film est une ode au divorce.

Bien sur, on a le droit à tous les passages obligés des comédies romantiques, en double, car M. Boulet n'a jamais cessé d'aimer son ex Miss Anna Faris, et Mme Smart craque pour son client, le charmant M. Mentalist.

Pour conclure, le scénario se tient, ce qui n'est pas peu dire, étant donné le concept éculé des com-rom. Un clin d'oeil aux décors, ça m'a franchement envie de retourner à Londres.
Les costumes et les dialogues "match" bien avec leurs propriétaires. Tout cela sonne très anglais.
Et deux chapeaux bas : à Anna Faris, qui joue autre chose qu'une bimbo blonde idiote (encore que…) l'humour douteux est toujours là, mais le côté trentenaire chatain paumée et humaniste la rend plus accessible/naturelle. Chapeau bas aussi aux seconds rôles : qui  nous font osciller entre malaise et éclats de rire… cf la conseillère conjuguale, la meilleure amie qui deteste son mari, le témoin lourdingue et misogyne, les parents coincés…

J'ai aimé ce film. A revoir, revoir, et revoir encore.
Je flotte encore sur un petit nuage, à l'heure ou j'écris ces lignes. 
Ce bijou va devenir un must dans la ludothéque des com-rom.

samedi 11 mai 2013

# Turf


4 potes : un ostéo infidèle (Chabat) un pianiste flambeur (Baer) un concierge fils à maman (Duquesne) et un comptable ruiné (Jean-Bapt) ont l'habitude de se retrouver dans un café PMU. Monsieur Paul, grand ponte hippique et trafiquant, va les convaincre d'acheter une vieille jument faiblarde. Les 4 amis se lancent dans l'aventure des propriétaires hippiques, avec de sérieux doutes financiers. Ils trouvent un soigneur dans un poney club qui "requinque" Torpille. La jument commence les courses avec Banette, la fille du soigneur comme jockey. Et elles gagnent. De petites courses rurales à Lonchamps, les 4 amis propriétaires ont maintenant le moral au beau fixe. Monsieur Paul tente de trafiquer la dernière course, car il veut voir gagner un autre cheval, mais le soigneur M. Delgado, le piegera a son propre jeu.
Torpille gagne. Les 4 amis ont des sous et Baer sort avec Banette. Happy end !


Autant être honnete, TURF a marqué un coup d'arret à l'initiative GRAND ECRAN, petite critique. Comme un coup de masse. 
Un grand point d'interrogation dans le paysage cinemato-comico français. 

Pourtant, il y avait des "POUR" : un casting sympa : A. Chabat, E. Baer, Lucien Jean-Baptiste (le papa dans Première Etoile), Philippe Duquesne (biloute dans Bienvenue chez les Chtis) ; pareils pour les seconds couteaux : Sergi Lopez, Vahina Giocante, Gérard Depardieu, et des apparitions de Helena Noguera, Marthe Villalonga, Alex Lutz, et Christina Reali.
Le scenar, aussi était bien (sur le papier), original, l'univers du pari equin n'ayant encore jamais été traité..
Et ça s'arrrête là, pour les "POUR". 
Ce film était une erreur, une perte de temps.
Pêle-mêle des CONTRE : l'exposition de la situation est ratée d'entrée de jeu; la voix narrative de Baer est chiantissime, avec cette nonchalance analytique, il nous endort.
S'il expose, pourquoi n'est-il pas plus au centre de l'intrigue ? Pourquoi n'avoir pas fait raconter cette histoire d'amitié d'un point de vue inédit, celui de la jument, par exemple ?
Quand on commence à réécrire le film, c'est plutot mauvais. Et ici, rien ne tient.
Le jeu des acteurs est mauvais, eux-même ne croient pas en leurs roles. 
En particulier Depardieu, et Baer. Au lieu de voir M. Paul, arnaqueur pontifiant et Freddy, turfiste invétéré, on voit Depardieu et Baer, personnages publiques. Très décevant de la part de Baer, qui nous a habitué à du second degré (son scribe dans Astérix et Cléopatre, est tordant de rire)
A trop vouloir catégorisé les personnages, le réal. les a rendu creux : 4 potes, tous différents : qui se résume juste à leur description. De la substance, de la profondeur, de l'humanité dans les personnages ? Pas là. 
Pour son côté, quinqua moyen un peu balourd mais attendrissant au final, Chabat n'a pas décroché le bon rôle, il aurait été plus à sa place dans le role de Freddy/Baer ou de Duquesne. Les dialogues aussi sonnent faux.
Bref. Pourquoi ce ratage ? Je m'interroge.  Un coup d'oeil au réal…Onteniente. Tout s'explique. J'ai destesté Camping, Disco et autres Jet Set. De la comédie facile. Donc non !

vendredi 22 février 2013

# Rue Mandar


Suite au décés de leur maman juive habitant au 13 rue Mandar à Paris, 3 grands enfants se retrouvent aux funérailles. Emma, la fille revenant de Jerusalem, traductrice, bohème et célibataire. Charles, le frère, marié 2 enfants. Rosemonde, la grande fille, psychiatre, son fils partant étudié à New York, le jour même de la cérémonie. Tous à leurs façons, ont du mal à couper le cordon avec le 13 de la rue Mandar.Parce que dire au revoir à l'appartement, c'est commencer le deuil.

C'est l'histoire d'un appartement, et de la vie de famille après un décés.
Ce film m'a laissé perplexe. Je le classe directement dans les comédies dramatiques. Entre la tristesse de perdre un être cher, la folie douce de la succession. Quoi faire quand on a perdu sa mère ? Une phrase magnet sur le frigo d'Emmanuelle Devos : "le desordre des hommes est dans l'ordre des choses." de Blaise Pascal, résume assez bien l'ambiance du film. On leur pardonne leurs phrases assassines, leurs mélancolies.
Des moments épiques : moments choisis….. 
L'enterrement où Rosemonde fait une crise d'angoise et pour la "guérir", Emma lui met un sac poubelle (déjà utilisé) sur la tête.
Le diner rituel de shabbat qui devient la foire d'empoigne entre Emma et Charles, et Rosemonde complétement beurrée qui vomit partout.
Un moment bitter sweet entre Emma et Simon (le beau Mehdi Nebbou, déjà aperçu dans Mince alors !) qui n'arrivent pas à (se)quitter ni l'appartement en vente, vidé de ses meubles.
L'ignorance totale des traditions juives, heureusement le rabbin est là et veille. Tradition particulière que celle de faire des tours dans le sens des aiguilles d'une montre autour du cerceuil, curieuse coutume aussi que celle de manger des oeufs durs pour les endeuillés… Seule la mère était pratiquante et avec sa sortie, c'est le départ des traditions religieuses; reste néanmoins la transmission des émotions.
Petit mot sur le jeu des acteurs, une faute une seule : M. Richard Berry qui sonne creux.
Des moments forts et sensibles et des moments plus flottants.