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jeudi 16 janvier 2014

# Jamais le Premier Soir


Une femme (Alexandra Lamy) se fait larguer par lettre recommandée. Elle fait une petite dépression et trouve une voie de sortie dans la lecture de livres d'épanouissement personnel du genre "le Bonheur, c'est maintenant" "Dîtes oui à la vie !" Elle achète ces remonte-moral à la librairie de son quartier. Le libraire n'est pas insensible à son charme. Mais la jeune femme est encore instable pour le remarquer. Flanquée de deux amies : (Mélanie Doutey) qui s'envoit son boss, Benoit en 2 min top chrono et Rose (Julie Ferrier) qui, en a ras-le-bol de son couple plan-plan, elle se rendent à une soirée de célibataires, ou elle rencontre Gilles, un ostéo, qui tombe sous le charme de la jeune femme.
Mais Alexandra continue son trip new-age, bouddha et résolutions, elle rencontre Ange dans la librairie de quartier, qu'il l'invite à un week-end bio-bonheur. Alexandra s'y rend avec ses 2 amies. Julie y rèvèle que son couple est au point mort. Et Alexandra se rapproche d'Ange.
Par un concours de circonstance, Alexandra rentre plus tôt chez Ange, et découvre qu'il participe à des parties fines….Choquée, elle le gifle, le quitte et court se confier à Audrey et Julie.
Audrey reçoit à son tour une lettre de rupture avec accusé réception. La coupe est pleine pour elles trois, elles partent sacager l'appartement de Benoit pour se venger des hommes. Ivres, elles se rendent chez le libraire de quartier : Alexandra veut se faire rembourser tous ses livres new age, qui n'ont pas eu l'effet escompté. Le libraire, Jean-Paul Rouve, amusé de la situation et pour se rapprocher d'Alexandra, passe la fin de soirée en leur compagnie.
Jean-Paul reconduit Alexandra chez elle. Et un diner aux chandelles et une engueulade plus tard, Alexandra ne veut toujours pas faire confiance à son libraire !
Il lui envoie une déclaration par lettre recommandée avec accusé reception, elle court le rejoindre dans sa librairie. Happy End. 



Honnetement, je n'ai pas aimé ce film. 
TOUT le long, je me suis dit, il y a quelque chose qui ne colle pas.
Est-ce Alexandra Lamy qui joue faux ou qui surjoue ? J'avais déjà eu cette gène sur Modern Love.
Est-ce les gros fils de la comédie que l'on voie, dès la 1ere scène avec le flash back "6 mois avant" ou tous les rôles masculins lisibles au possible ?….celui avec qui ça ne va le faire, celui trop mignon pour être honnête et celui qu'elle ne remarque pas, du moins au début.
Bref, en un mot : barbant. Loupé pour le coche.
Déjà pour l'attribution des rôles : Jean-Paul Rouve, avec son jeu d'acteur réservé mais loufoque aurait été bien mieux dans le rôle de Charles (Julien Boisselier) qui fait de la dragouille (un peu) appuyée et qui pète un plomb une fois rejeté. Il aurait fait un Charles bien plus déjanté. 
"Ange" le mec mignon, on voit tout de suite, qu'il veut juste la sauter, mais use de ruses….
Je crois que ce film a pointé du doigt toutes les mièvreries que j'execre dans les mauvaises com-rom. Alexandra qui sourit comme une jeune femme épanouie qu'elle doit être, alors qu'elle court à talons sur 3 patés de maison pour rejoindre son libraire….
Mélanie qui ricane à la situation de ses copines, dailleurs son personnage n'a aucune substance à part de se taper son boss. Elle aurait pu, je ne sais pas moi, se rendre compte que des histoires de fesses à l'emporte-pièces ne la rendent pas heureuse et qu'au fond, elle cherche comme Alexandra un mec sur lequel se reposer….ou elle aurait pu s'envoyer tout le service, pas juste le boss…ou encore virer de bord au milieu du film et tomber amoureuse de Julie au week-end spa...
Quitte à aller dans les clichés autant y aller à fond, forcer le trait et en rire au final :
Alexandra, la romantique, célibataire et qui cherche une relation longue durée; 
pourrait se faire des films au ralenti et cotonneux sur chaque mec sympa qu'elle croise, en version coeur d'artichaut.
Mélanie, la fêtarde, qui s'envoie 42 000 mecs à chaque soirée, ne se fixe jamais, et aime ça ! (le genre Samantha Jones, pour les amatrices de Sex & the City) en version peur de s'engager et YOLO.
Julie, la quadra casée en banlieue trop tranquille, se fait chier comme un rat mort, et là, filmer une ville dortoire proprette, des balançoires vides qui oscillent au vent, et un gros plan sur l'assiette de coquillettes-jambon devant son mari et un Navarro qui commence en fond….Glamourissime ! Autant dire, que lorsque je réecrie le film, c'est très mauvais.

Des clichés encore : les métiers des hommes, "intellectuel" pour le libraire et "tactile" pour l'ostéo, quand à "Ange" en personnage tellement construit qu'il est…..pas d'info sur le job !
Tout pour plaire, rien à contre-emploi, pas de surprises, de l'ennui de A à Z.
Les "costumes" des filles sont ridicules, entre les énormes gilets en laine d'Alexandra et les mini-jupes d'Audrey…un peu de dignité les filles pour des quadra !

En plus, l'affiche affirme en encart façon tabac " ce film rend heureux". Grosse deception.
Au final, une grosse erreur. Un travail baclé à plusieurs niveaux, le casting, l'intrigue, le montage, le jeu… A oublier.

lundi 4 novembre 2013

# Mariage à l'anglaise



C'est l'histoire d'un couple. Mme et M. qui se marient au bout de 8 mois. Trop vite selon leurs amis. Ils auraient du les écouter !
Le soir de la noce, les beaux-parents les mettent en garde;  comme un avertissement :la première année est la plus difficile. Les deux jeunes mariés vont donc s'accrocher un an. C'est leur maximum ! Car bien qu'ils reconnaissent les qualités de l'autre, ils ne s'aiment pas pour autant, mais ne veulent pas se l'avouer d'abord à eux-même puis à l'autre. Mais des tentations vont leur faire remettre pied à terre...



Le titre original est I give it a year, qui traduit mieux l'ambiance du film que "Mariage à l'anglaise". C'est l'histoire d'un couple, qui s'apprécie mais ne s'aime pas. 
Romance croisée version comédie anglaise.
On le comprend très vite, dès le mariage : M. Boulet & Mme Smart. Elle ne partage pas les mêmes centres d'interet que lui. Elle le trouve grossier et pas assez adulte.
ça se vérifie lors des différents évenements : diner entre amis, soirée d'entreprises, fêtes de Noel en famille…et au quotidien. Le film retranscrit bien, la lassitude et la routine qui peut s'installer dans le couple si l'on n'y prend pas garde. Elle l'envoie promener au téléphone, plutot froide la plupart du temps, lui glandouille sur son canapé et oublie de sortir la poubelle. ça vous rappelle quelque chose ? Normal ! C'est ce que vive les couples, quand la magie des dèbuts s'est envolée, et que plus personne veut faire d'effort.

J'en ai déjà vu des com-rom ou l'on sent bien que ça ne colle pas, mais à un moment, les époux veulent que ça fonctionne, font donc des efforts l'un vers l'autre, et finissent par s'apprécier. La question au centre de tout ça étant : Etes-vous pret à changer par amour ? 
Mais ici, encore faudrait-il qu'il en ait, de l'amour…..
Au fond, vue la situation maritale, la réelle question est celle de la loyauté, et de la fidélité.
Elle ne veut pas partir de peur de lui briser le coeur mais il doute autant qu'elle. Alors pour faire en sorte que ça colle, ils vont voir une conseillère matrimoniale (moments cultes) 
S'accrocher coute que coute. En fait ce film est une ode au divorce.

Bien sur, on a le droit à tous les passages obligés des comédies romantiques, en double, car M. Boulet n'a jamais cessé d'aimer son ex Miss Anna Faris, et Mme Smart craque pour son client, le charmant M. Mentalist.

Pour conclure, le scénario se tient, ce qui n'est pas peu dire, étant donné le concept éculé des com-rom. Un clin d'oeil aux décors, ça m'a franchement envie de retourner à Londres.
Les costumes et les dialogues "match" bien avec leurs propriétaires. Tout cela sonne très anglais.
Et deux chapeaux bas : à Anna Faris, qui joue autre chose qu'une bimbo blonde idiote (encore que…) l'humour douteux est toujours là, mais le côté trentenaire chatain paumée et humaniste la rend plus accessible/naturelle. Chapeau bas aussi aux seconds rôles : qui  nous font osciller entre malaise et éclats de rire… cf la conseillère conjuguale, la meilleure amie qui deteste son mari, le témoin lourdingue et misogyne, les parents coincés…

J'ai aimé ce film. A revoir, revoir, et revoir encore.
Je flotte encore sur un petit nuage, à l'heure ou j'écris ces lignes. 
Ce bijou va devenir un must dans la ludothéque des com-rom.

samedi 11 mai 2013

# 20 ans d'écart


Alice, quadra rigide, divorcée, maman d'une ado, est rédactrice dans un magazine de mode à Paris, et souhaite devenir rédac'chef. Rentrant d'un voyage pro du Brésil, l'avion rencontre des turbulences et Alice son voisin d'infortunes : Balthazar, charmant (jeune) étudiant en architecture. Avec les émotions de vol, elle en oublie sa clé USB. Balthazar lui fait vite savoir qu'il la récupérer. Ils se donnent rendez-vous dans un bar surpeuplé (dont 2 des collègues d'Alice, qu'elle n'a pas remarqué) et Balthazar n'a pas la clé USB sur lui. Il l'emmène la chercher sur son scooter Hello Kitty rose, mais une collègue d'Alice prend une photo suggérant un baiser, au moment ou celui-ci lui met le casque. A partir de là, la rumeur court que la coincée Alice est en fait une MILF. D'abord surprise, Alice est tétanisée à l'idée que cela pourrait nuir à sa carrière. Finalement félicitée par son patron pour ce sursaut de spontanéité, elle utilisera la rumeur, sur les conseils d'un ami/collègue pour qu'elle reste un avantage de fantaisie aux yeux du patron.
Elle fait donc croire à tout le monde qu'elle se tape Balthazar pour obtenir le poste de redac chef. 
Le but est maintentant de "ferrer" le minet, et le trainer dans les endroits en vue ! Le plan marche, à une virgule pret : Balthazar tombe réellement amoureux d'Alice qui ne lui a rien dit de son plan.
Se rendant compte que ce jeu n'est pas fair-play pour son amant et qu'il commence à prendre "pour de vrai" de la place dans sa vie, Alice décide de ne plus le voir sans lui expliquer pourquoi.
Mais sa carrière la rattrape, au magazine, on a besoin de Balthazar pour un shooting photo. Alice est obligé de le recontacter. Balthazar vient, pensant jouer l'acte 2 de leur idylle. Quand il comprend qu'il s'agit d'un travail, il est blessé car toujours amoureux, mais vient tout de même au shooting photo. A peine arrivé, le collègue/ami qui avait suggéré à Alice le plan, lui rèvèle sur un quiproquo, la stratégie MILF. Balthazar se contient puis explose devant tout le staff du magazine. Alice la trahit et c'est bien foutu de sa jeunesse. Il quitte le plateau photo.
Suite à cet incident, Alice a du temps pour remettre en question son comportement vis à vis de Balthazar, puisqu'elle est viré pour avoir menti. Conclusion, elle l'aime et va lui avouer directement dans un amphithéâtre à la fac. Elle a appris la leçon et ne jouera plus aux faux sentiments. Il la rejoint sur l'estrade et l'embrasse. The (happy) End

Comédie romantique française réussie. Le couple match. On y croit, même si tout est prévisible comme dans toute com-rom.
Virgina Efira est radieuse et sexy.
Pierre Niney est tout bébé, cool, impressionnable et plus mature qu'il n'y parait.
Côté ambiance du film : on se laisse porter dans un Paris trend mode, bobo gaucho…
cf les cocktails mondains, allusion à Oscar Nemeyer, aux bancs de la fac d'archi, à l'écriture de livres, à des appart hausmaniens avec parquets qui grincent…

Moments choisis : le père qui trouvant son fils dans une marée de crasse et de bouteilles vides, lui prête sa chemise pour qu'il aille ouvrir la porte à Alice.
Pierre, endossant  le rôle du stagiaire devant la fille d'Alice
le shooting photo, où la photographe est éxécrable (et à mon avis, assez réaliste)

Mention spéciale pour Pierre Niney, que je découvre. Il a le visage intelligent, il porte sur lui son savoir, à l'instar de Gaspard Proust dans l'humour. 
Son rôle d'étudiant abasourdi par la beauté d'Alice est attendrissant, et lui va comme un gant. Futur "grand" à suivre.
Com-Rom à revoir.


vendredi 15 février 2013

# La Cerise Sur le Gateau

Amanda quadra, plaque son amoureux le soir du jour de l'an. Sa meilleure amie, ne voulant pas la laisser seule pour cette soirée spéciale insiste pour qu'elle vienne à son diner ou elle a convié plusieurs amis.
Bien décidée à ne plus s'engager dans une relation amoureuse, Amanda accepte à une condition, qu'on n'essaye pas de la "caser" avec des célibataires pendant la soirée. Sa meilleure amie lui certifie que toutes les personnes présentes seront en couple et le seul célibataire sera son collègue gay. Mais ce dernier part à la dernière minute rejoindre son amant à Amsterdam, et Antoine, hétéro fraichement séparé le remplace à la soirée. Amanda et Antoine sympathisent et le quiproquo du gay persistera longtemps....

La peur des hommes, des hommes charmants, plaisants, timides et taciturne.
Elle se force à aimer un homme qu'elle n'aime pas, et elle tombe amoureuse d'un autre qu'elle croit ne pas être fait pour elle. L'homosexualité pour seul obstacle ? Non. Car monsieur Antoine par 3 reprises a préféré le silence à un baiser volé ou une caresse. Elle, très cash très assumée, féminine et casse couille comme les hommes les aiment.
Lui, sort d'une relation compliquée, il ne veut pas la heurter en lui avouant qu'il adore autant tout en elle, qu'elle croit être certaine qu'il est gay. 
Petits clins d'oeil des Com-Rom
...Ou l'inverse de l'unité de temps (l'histoire s'étale sur 4 mois/ 31 décembre au 9 avril) mais l'unité de lieu obligatoire genre les retrouvailles en courant à l'aéroport…là c'est un splendide appart parisien avec jardin, cheminée, et vue sur le canal St Martin. Les amateurs immo apprécieront.
....Et Mr Woody .Allen : les diners mondains, des métiers cérébraux (éditrice et architecte, psychologue) des phrases pleines d'esprit, des décors traduisant un quotidien empreint de culture et de mélancolie.
En somme une comédie romantique française avec une actrice italienne perdue mais irradiante. Un fantasme à la hauteur de sa promesse.

vendredi 30 décembre 2011

# Happy New Eve


Un chassé croisé sentimental(pas question que d'amour, mais aussi de paternité, de maternité, de compassion pour une vieille…) le 31 décembre 2011, un soir spécial dans la grande ville de New York et dans ses airs.


Dans la lignée de Valentine's Day, que j'avais loupé, mais que j'ai "rattrapé" dans la foulée, ce sont grosso modo les mêmes acteurs. Et pour être une experte ES comédies romantiques, ce ne sont pas franchement des films qui rentreront dans mon culte du genre. A trop vouloir croiser les chemins de vie des personnages, à trop vouloir susciter la surprise (THE rebondissement final), lis en oublient la substance. Je m'explique.

Une mère qui gère sa fille ado. Un vieux mourant et sa belle infimière à son chevet. Une femme soldat qui rentre chez elle. Une working-girl organise l'événement de l'année, et se confronte à des problèmes électriques. Un mec blasé des fêtes redécouvre l'amour avec une jeune choriste. Un sportif de haut niveau fait son outing à la presse, le 31. Une jeune femme fait du téléphone rose pour payer ses dettes, et cela freine sa nouvelle idylle. Un mec traverse les bouchons avec une famille de curé, pour retrouver une belle qu'il n'a vu qu'une fois. Une vieille réalise que sa vie est vide et démissionne le 31, avec sa liste de résolutions sous le bras. Un petit mecqueton coursier aide à réaliser les voeux de la quinqua pour obtenir des billets à une soirée. Et une "guerre" de bébés…à celle qui accouchera la première à minuit, aura une somme rondelette de l'hôpital. 

Hormis le sacré spoiler…Désolé ! Les scénarios ne sont pas très attrayants finalement. Comme ceux de Valentine's Day. C'est assez effrayant en fin de compte. Il semblerait que les réalisateurs aient trouvé un filon, et vont l'exploiter. Le 14 février, le 31 décembre. Le prochain : le 1er novembre avec tout le pathos qui convient ?

Un mot sur le casting. Juste incroyable. 
Autant de têtes d'affiche dans un même film, c'est rare. Il n'y en a pas tant que ça, des films ou l'on peut se vanter de connaitre la brochette entière d'acteurs. Je n'en vois que 2, qui me viennent immédiatement : la série des Océans' 11, 12, 13,  et Expendables (mais si tous les Rocky du monde)
Bon, ça. C'est plutôt positif. Je me demande juste comment ils font pour boucler les cachets des acteurs. C'est une autre histoire.

Mais cela pose un bémol : les acteurs jouent mal. Ou la réalisation ne les met pas en valeur. Je ne sais pas. Mais il y a un truc qui cloche. Michelle Pfeiffer qui est d'ordinaire une actrice que j'apprécie (Esprits Rebelles, Songe d'une nuit d'été, Batman, Hairspray..) est ici très commune. Les rôles ne sont pas à la hauteur. Et du coup, je ne vois pas le personnage en me laissant entrainer dans l'histoire avec lui, à rentrer dans le film, mais je vois la personne publique, l'acteur tenter un truc dans un scénario chorale plus que moyen.

Au final, com rom = bof, pas de souvenir impérissable.