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lundi 13 octobre 2014

# Brèves de comptoir


Oh-Mon-Dieu !!!!!!!! Ca ne m'est jamais arrivé : quitter un film en plein milieu. 

En plus, je suis plutot curieuse, mais comment dire? Quand c'est très (très très) mauvais, supporter 40 minutes de pellicules, c'est déjà un exploit.



PAUVRE France ! J'avais beau savoir que c'est Jean-Michel Ribes qui s'y était collé à la réalisation, pour adater son livre d'anecdotes collectées de ci, de là dans les cafés. Mais non.
Je pensais au moins que ce serait construit, joué, enroulé dans une histoire; c'est juste un défilé de toute la scène française (les seconds couteaux) qui récite les "brèves de comptoir"
Imbuvable, tellement le français moyen (de café-bar) est dépeint en clichés grossiers, de mysogine, alcoolique, chomeur faignant, libidineux, raciste, des idées arrêtées sur tout et tout le monde… Personne ne se parle. Ils égrènent des énormités d'un autre âge.
Je n'ai pas aimé ce que j'ai vu : une france du quotidien limitée et rétrograde.

Remarque : l'idée originale étant bancale, tout bascule avec elle; scenar inexistant, jeux d'acteurs mauvais, décors & costumes caricaturaux au possible, musique portée dans les séquences émotions déplorable, bref : rien à garder !

A noter : j'avais aimé "Musée haut, musée bas" de Ribes aussi, mais peut-être parce que sa clique parlait de l'Art, avec une pointe d'humour et mêlant plus habilement les talents jeunes et vieux de la scène française.

A remiser loin : à oublier.


C'est la journée d'un patron d'un bar-café-restaurant "L'hirondelle" et de ses habitants du quartier qu'il l'anime, de 6h30 du matin à la fin de journée… Des peintres en batiment, la factrice, l'agent des pompes funébres, l'équipe du monop' d'en face, les piliers de bar, les commercants itinérants, les vieilles et les jeunes qui jouent au canasta, les amoureux qui se retrouvent clandestinement, le veuf, la collègienne et l'équipe du café : la femme du patron, la serveuse, le serveur et le cuisinier.
Toutes les anecdotes y passent, sur le chômage, l'amour, la mort, l'alcool, les enfants, le travail, la jeunesse, le mariage pour tous, le racisme, la drague...

jeudi 9 octobre 2014

# Les Gardiens de la Galaxie


L'histoire, est assez simple :) 
La galaxie est en guerre, les Kris et les Novas s'affrontent. 
Un maraudeur humain, Starlord a volé une arme susceptible de faire pencher le conflit. Les Kris sont après lui, pour lui dérober l'orbe. Son ancien mentor-maraudeur le cherche aussi.
Il fait la rencontre (musclée) d' un arbroïde, un raton-laveur, et une alien toute verte. Pour troubles à l'ordre public sur Nova, la nouvelle bande est envoyée en prison galactique. 
Là, ils font la connaissance d'un musclor bleu qui veut venger sa famille, en décapitant un grand chef Kris : Ronan- l'accusateur. Ils s'évadent. Ronan sait qu'ils ont l'arme et la veut pour anéantir les Novas (et tout ceux qui s'opposeront aux Kris)
Gamorra, l'alien verte a un acheteur pour l'orbe : le Collectionneur. Ils vont tous à Knowhere, dans sa tanière. Le collectionneur rèvéle à la bande, que cette orbe est sans prix, tellement ce qu'elle renferme est rare. Il l'ouvre et la pierre d'éternité qu'elle renferme scintille tant que l'assistante du collectionneur veut la toucher. A peine, elle l'a effleurée, que le pouvoir de la pierre irradie la collection et brule vif l'assistante.
Starlord et Gamorra, désormais informés de l'enjeu, veulent remettre l'orbe aux forces de l'ordre de Nova. Mais Musclor bleu, aveuglé de vengeance, a appelé Ronan sur Knowhere pour une confrontation. Les ninjas de Ronan prennent en chasse Gamorra, Starlord et le raton laveur, pendant que Ronan tue quasiment le musclor bleu. Ronan s'empare de l'orbe tandis que Gamorra est laissée pour morte, Starlord la sauve en appelant son mentor-maraudeur.
L'arbroïde réanime le musclor bleu. Et avec le raton laveur, convaincus qu'ils sont retenus contre leur gré par les maraudeurs, ils vont sauvés Starlord et Gamorra. En vérité, Starlord a passé un marché avec son mentor, et au lieu de le tuer, ce dernier va l'aider en échange de la pierre, quand tout sera fini.
En effet, alors que dans des mains faibles la pierre brule son porteur, Ronan l'a incrustée dans sa main et elle démultiplie ses pouvoirs. Il suffit qu'il pose le pied sur Nova et le génocide aura lieu.

Ainsi les maraudeurs, la bande de Starlord et les forces de l'ordre de Nova s'allient pour défaire Ronan qui veut décimer la population. Son vaisseau est détruit par le raton laveur et Gamorra. Groot, l'arbroïde se sacrifie pour sauver ses compagnons lors du crash du vaisseau. Musclor bleu est blessé, mais Ronan, toujours en vie, a survécu au crash, et possède encore la pierre d'infinité.

Alors que Starlord fait diversion, le raton-laveur sépare la pierre de Ronan et c'est Starlord qui la rattrape….sans bruler instanément, Gamorra comprend qu'en touchant Starlord, elle divisera par 2 le pouvoir de la pierre et les douleurs de Starlord. Musclor bleu prend le bras de Starlord et le raton laveur la main de musclor, ainsi divisé le pouvoir de la pierre est supportable et Gamorra parvient à la remettre dans l'orbe. Ronan, sans la pierre, est tué. Le mentor-maraudeur repart avec ses troupes et l'orbe comme convenu avant la bataille.
La planète Nova est sauvée, et la galaxie avec elle. Les Novas congratulent les "gardiens" et leur offre leur vaisseau reconstruit comme remerciement. La bande de Starlord s'envolent vers de nouvelles aventures, avec Groot qui renait et grandit doucement.



Verser une larme devant un SF Marvel : ça c'est fait !
Le début du film commence fort avec la mort de la mère de Starlord. 
Bref, des moments intenses que se soit niveau combat, rebondissements, et la cabotinerie de Starlord.

Je ne suis pas forcément adepte du genre, SF galactique. Mais j'ai vu comme tout le monde les 6 épisodes de Star Wars. Et je n'ai pas pu m'empêcher de faire des parallèles.
Starlord est courageux, attachant, romantique, bon pilote : un savant mélange entre Luke Skywalker et Han Solo.
Groot est grand truc bizarre peu loquace, comme un certain Chewbacca.
Quant à Rocket, il est malin, bricoleur, hargneux raleur, mais bon camarade. Pour le côté causant de l'acolyte, je vois C3PO, sans le côté doré ;)

La bande son est tout simplement magique et prend une réelle place dans le scenario. 
A réecouter encore et encore "Awesome 1" et "Awesome 2"

Le casting est impeccable. Glenn Close en chancelière concernée, Zoe Saldana en alien sexy. Chris Pratt en Starlord, et Lee Pace (un chouchou perso) est méconnaissable en Ronan. Les Kris sont bleus et en plus il porte une sorte de cagoule noire à la mode inquisition  médiévale. La guest qui fait sourire : Benicio Del Toro pour le Collectionneur.

On arrive aux points négatis : trop d'effets spéciaux tuent les effets spéciaux.
J'avais beau savoir que l'histoire se déroule dans un univers lointain dans le futur : adhérer à des infrastructures complexes avec ou sans oxygène, avec ou sans pesanteur, des gens roses, bleus, humanoïdes plus ou moins…Bref dur dur à avaler, plus une surenchère remarquable que vraiment "normée" et fondue au décor.
Egalement quelques longueurs, dans les courses poursuites en vaisseau, notamment  c'est du déjà vu : ça sera au pilote le plus malin qui arrivera à semer l'autre, ou le prenant à revers ou celui qui a le plus gros canon laser…..Ennuyeux !

Au final, un film quand même sympa, qui vient enrichir l'univers MARVEL. Les fans auront d'ailleurs remarqué de ci, de là, des références aux elfes noirs de THOR 2, au grand méchant THANOS du prochain Avengers, aux guerriers Chitauri des Avengers 1…

A revoir quand les effets spéciaux seront un peu oubliés, en attendant il y a la bande son "Awesome".

jeudi 2 octobre 2014

# Les Vacances du Petit Nicolas


Alors….parlons peu mais parlons bien.
Au panthéon de l'enfance, il y a Sempé, et ses Petits Nicolas.

Après "le Petit Nicolas" qui complotent avec ses potos pour ne pas être abandonner par ses parents à la naissance du cadet. Voici "les vacances du Petit Nicolas" tout aussi coloré que le premier, une sommité de nostalgie, avec en cerise "top of the cake" des clins d'oeil fugaces aux demoiselles de Rochefort ou au Tour de France, et bien tartiné tout le long, la vitrine des congés payés (avec le comble : Kad Merad qui fait une fixette sur la carte postale envoyée à son patron M. Moucheboume)

Une fois le décor planté, les mêmes acteurs que le 1 repris (et une belle brochette de second rôles), ils ne restent, à mon sens, plus beaucoup de Nicolas, mais bien les vacances de Kad Merad et Valérie Lemercier. Mauvaise surprise, donc !
J'aurai apprécié plus de narration du Petit Nicolas, avec ses mots d'enfants, si bien transcrits par Sempé.
J'aurai apprécié voir les 400 coups avec ses copains de vacances, la bande qu'il s'est recrée à l'hotel, c'est une sacré bande !
Exemple, lorsqu'en vacances on commence à parler météo : il pleut, et là, il faut occuper les gamins dans le lobby de l'hôtel….
J'aurai aimé plus de gags sur le Bouillon qui s'ennuie dans le Paris dépeuplé de juillet-aout.
J'aurai aimé moins de "romance", Nicolas est (encore) un petit garçon, qui trouve que les copains c'est super chouette !

Enfin bref, quand je commence à réécrire le film…. Qui a dit qu'on ne pouvez pas être exigeant en été ?

Les Vacances du Petit Nicolas, font passées un agréable moment, mais pas de quoi se pâmer !
A revoir…mais à la télé.

La famille de Nicolas, y compris Mamie, part en vacances à la mer. 
Nicolas en pince pour la voisine Marie-Edwige, il promet de lui écrire. 
Arrivé à l'hotel, le papa rencontre un ami d'enfance, lui aussi installé à l'hotel avec sa famille : sa femme et sa fille. Ils dinent ensemble au restaurant de l'hotel.
Les vacances commencent : la mer, les chateaux de sable…. Nicolas se fait des copains dans l'hotel et au hasard d'un diner avec l'autre famille : la boutade lancée par les parents, de marier Nicolas à la petite, est pris très au sérieux par le principal concerné !!! Outré, car amoureux de Marie-Edwige, il complote avec sa bande pour désunir les deux familles.
Avant de se rendre compte, que la petite est quand même sympa. 
La fin des vacances approchent, Nicolas et la petite décident de partir ensemble pour ne pas être séparés. Ils fuguent dans la nuit, les parents déguisés à l'occasion d'un bal sur leurs pas. La procession est cocasse dans la foret.
Finalement, refroidis les petits rentrent à l'hotel. Les parents, fatigués au petit matin, les retrouvent assoupis dans le lobby.

A la maison, Nicolas s'inquiète de savoir si Marie-Edwige a bien reçu ses lettres (dont celle où il lui explique qu'il la quitte pour la petite) mais la jolie voisine s'est trompée d'adresse de vacances. Un compliment sur son bronzage et un bisou et la vie reprend.

vendredi 21 février 2014

# La vie rêvée de Walter Mitty


C'est l'histoire d'un négatif de photo perdu, et le chemin pour le (sens de la vie) retrouver.

La vie rêvée de Walter Mitty est un film qui laisse une marque dans l'âme.
Les paysages sont époustouflants par delà le monde : chapeau bas au directeur de la photographie, aux repéreurs et évidemment au réal : Ben Stiller !
la dialectique du petit homme gris, rêveur et timide qui se transforme en baroudeur qui claque ses 4 vérités à son merdeux de boss, match !
la distribution des rôles est impeccable : pour Stiller, il y aura un avant et un après Mitty, lui, qui d'habitude joue des rôles comiques (cf. Zoolander, Dodgeball…)
Kristen Wiig découverte dans Mes Meilleures Amies, joue la retenue, une jolie maman accessible. Shirley MacLaine joue à la fois la maman attentive et perchée et Sean Penn érigé en idole aventurière joue le vieux sage barbu de la montagne à la perfection.

J'ai beaucoup aimé la critique sociétale dans la première partie du film. 
Quand LiFE va fermer, un jeune "directeur" est catapulté au journal pour assurer la "transition" comprendre : virer des gens, revoir la stratégie commerciale, et passer au tout numérique. 
L'arrogance et le dedain affiché de Ted Hendricks résonne jusqu'à la fin du film, il ne connait même pas l'entreprise qu'il est en train de laminer, le slogan de LiFE en exemple.
Se proclamer chef et survoler le mérite de salariés sont des comportements lapidés par le Walter épanoui de la fin. Lui, même viré, a mené sa mission jusqu'au bout : retrouver la photo de couverture jusqu'au bout du monde.
Le dévouement de Walter, qui va s'ouvrir au monde en chemin, face à l'arrivisme d'Hendricks qui ne connait pas le sens de "quintessence", est le gros clivage de ce film. Chapeau bas au jeu d'acteur d'Adam Scott qui joue l'enfoiré moqueur de Ted Hendricks à merveille. Top 10 des méchants qu'on adore détester !

L'autre point essentiel de ce film :
Voyager par delà les frontières de sa zone de confort (métro-boulot-dodo), permet de s'ouvrir aux gens, découvrir des phénomènes inattendus, des langues imprononcables, des léopards des neiges invisibles, cela permet de repousser les limites de ce qu'on croyait être capable de faire. Mitty est le premier étonné, une fois motivé par ses rêves de Cheryl chantant ou souriant, une fois la décision prise, d'agir, il est le premier étonné d'en être capable et d'y arriver. 
Walter va pister Sean O'Connell (Sean Penn) du Groenland jusqu'au pied du volcan Eyjafjallajökull en Islande, en vivant des aventures extra-ordinaires : prendre un hélico de justesse avec un pilote ivre, se battre avec un requin, sauter d'un hélico en vol dans une mer glacée, faire du vélo, de la course et du skate sur de grandes distances, communiquer avec des gens qui ne parlent pas anglais, prendre l'avion sur un coup de tête, échapper à l'éruption d'un volcan, surpasser un licenciement, inviter la fille...

Le Mitty de la fin n'est plus le même qu'au début : enrichir sa vie de nouvelles expériences le transforme physiquement et Todd du site internet lui fait remarquer à la fin. Clin d'oeil pour le running gag avec Todd : jamais finir une conversation...DONE !
Au fil de son voyage, Walter troc et réinvente les objets de son quotidien new-yorkais. Le petit homme gris qui se faisait marcher sur les pieds, se revèle être malin et créatif.
A noter que les "rêves" de Walter vont décroissants au fur et à mesure qu'il vit sa vraie vie, mais ces rêves sont toujours cocasses (la course-poursuite avec Ted et le jouet GI Joe Elastique dans les rues de NY) ou emprunt de poèsie (le sauvetage du chien de Cheryl dans un immeuble en feu et il a même le temps de lui fabriquer une prothèse pour sa 4e patte manquante !)

Au final, un fim dans l'air du temps. Pour les rêveurs-baroudeurs qui se retiennent.
Entre fantaisie et comédie dramatique, ce film reste en mémoire pour sa poèsie.
A revoir.
























Walter Mitty est un petit homme gris, tristounet qui traine sa carcasse de quadra célibataire tous les matins pour aller travailler comme directeur de la photographie dans le sous-sol d'un grand journal LiFE.Tout son quotidien et son environnement ne sont que vide et habitudes.
Les ennuis commencent le jour de son anniversaire : secrètement amoureux de Cheryl, une collègue, il n'arrive pas à lui envoyer un "wink" (comprendre un clin d'oeil sur un site de rencontre en ligne)
Walter appele la hotline du site, "Todd Maher à Los Angeles à votre service" lui signale avant d'envoyer des wink, qu'il faudrait étoffer un peu son profil, raconter qui il est, ce qu'il aime faire, ou il est allé…. Mais Walter n'a pas rempli ces sections car il n'a rien à y noter. Il n'a été nulle part, n'a rien fait de passionnant ou de remarquable.
A défaut de vivre un quotidien interessant, il vit ses aventures dans sa tête, comme un homme sûr de lui, aventurier même casse-cou, bricoleur, sportif…, mais dans ces moments là, de l'extérieur, il semble plutot avoir débranché son cerveau.
Arrivé à Life, sa soeur Odessa l'attend avec un gateau à la clémentine préparé par leur maman, et un GI Joe aux bras élastique. Leur mère déménage, et il faut qu'il aille s'en occuper car elle a une audition pour Grease… Leur défunt père a offert un piano à queue à leur mère et l'instrument pose problème aux déménageurs. Il ne peut pas s'en occuper : il doit aller travailler.
Dans l'ascenseur, il apprend le rachat de LiFE par une autre compagnie, le journal ne sera plus imprimé, seul la version en ligne va subsister et il rencontre l'execrable directeur juvénile et barbu chargé de la transition Ted Hendricks.
Un vent de Cheryl et une humiliation par Ted plus tard, Walter rejoint sa cave obscure mais ou la magie des photos opère.


Un colis est arrivé pour eux. Le celèbre Sean O'Connell leur a envoyé ces derniers négatifs (il travaille encore en argentique ?!) et un cadeau pour Walter : un portefeuille en cuir dans lequel est gravé la devise du journal.
Le mot qui accompagne le cadeau, inspire le respect. Depuis 17 ans, qu'ils travaillent en collaboration avec Sean O'Connell, ils ne se sont pourtant jamais vus, mais ont un respect et une admiration mutuelle. Walter achève le travail de Sean. Ce dernier lui demande de choisir la diapo 25 qui est, selon lui, la quintessence de LiFE. D'abord ému, Walter met le portefeuille dans sa poche. Et cherche sur la série, la n°25. Aucune trace. Pire encore, la série envoyée est inutilisable, on n'y voit que de vagues formes sombres.
Réunion avec tout le personnel. Ted Hendricks à renfort de grand discours de directeur respectable, leur confirme que le numéro en préparation sera le dernier, LiFE c'est terminé. La direction a été informée par télégramme (!!!) pour finir en apothéose la photo n°25 de Sean O'Connell fera la couverture. Walter, intimidé par Ted, et tout le personnel, affirme que la diapo sera prête.
Mais en aparté, il va parler à Cheryl (pour la première fois, dans la réalité) qui travaille au département comptabilité, de l'aider à retrouver la trace de Sean O'Connell, via les envois de paiement. Cheryl est très sympa et promet de l'aider.

Un crochet dans la nouvelle résidence de sa mère ou le piano ne rentre pas : il faut lui trouver une nouvelle maison plus grande, plus chère et en attendant, elle viendra habiter chez Walter. Dans les cartons de sa maman, les babioles de Walter qu'elle a gardé : un carnet de voyage vierge que son père lui avait offert, une photo à 14 ans, avec sa coiffure iroquoise et son skate, et plusieurs semaines après la mort du père, une photo de Walter crane rasé et costume de "Papa's Joe" le fast-food ou il a trouvé du travail pour aider sa mère….

Il retourne à LiFE, et sur le parvis du journal, assis devant la fontaine, il scrute sous une nouvelle lumière la série de négatifs, en vain. Cheryl, le voit et intriguée par cette chasse au Sean, lui demande de voir la n°25.
Walter avoue ne pas l'avoir sur lui (mais n'avoue pas ne pas l'avoir du tout) Cheryl promet de l'aider à retrouver Sean, même si elle ignore encore pourquoi. Son collègue du sous-sol a trouvé un indice dans les formes sombres de la série de négatifs, en zoomant, Hernando a vu un mot reflété à l'envers dans de l'eau. 
Walter retombe sur Cheryl, il lui avoue que le négatif n°25 n'est jamais arrivé. Il lui parle de son "enquête" et de la découverte du mot à l'envers. La jeune femme l'invite à l'accompagner au parc récuperer son fils, ado skateur. Via Google et sa collègue comptable, Cheryl et Walter découvrent que Sean est au Groenland et que le mot bizarre est en réalité un nom d'un chalutier.


Dans les couloirs de LiFE, Walter recroise Ted Hendricks qui le prend à nouveau pour un demeuré incompétent et exige la diapo 25 au plus vite. 
Décidé, Walter prend son attache&case et part pour le Groenland. Il arrive dans un pays grandiose mais dépeuplé. Il loue une voiture et se rend au lieu social du coin : un pub-karaoké avec 3 marins-pêcheurs ou l'on sert les bières dans des verres en forme de grandes bottes…
La barmaid le renseigne sur le chalutier de la photo et Sean : le bateau est loin en mer et Sean est effectivement à bord. Mais Walter est provoqué par un local ivre, qui veut le faire chanter avec lui. Ils se battent, et Walter a une révélation, le chanteur saoul porte une bague au pouce. Pouce qui a été photographié par Sean. Le chanteur ivre est "coursier", il fait la navette avec son hélico entre les chalutiers et la terre pour le courrier, les pièces détachées de radio défectueuse… Il lui propose d'emmener Walter voir Sean sur le bateau. Dans un 1er temps, Walter refuse vu l'état d'ébriété du pilote. Mais encourager par un rêve de Cheryl chantant, il court et empoigne l'hélico au moment ou celui-ci décolle.
Sur place le chalutier est un tout petit bateau de pêcheurs, il n'y pas de piste d'atterissage pour l'hélicoptère.
Il doit sauter, et alors que le petit chalutier envoit une embarcation pour le recueillir, Walter saute avec son attache&case du mauvais côté, dans l'eau glacée.
Le temps que l'embarcation le rejoigne, il est encerclé par un requin, qui veut le croquer….Walter le tape avec sa mallette et saute de justesse dans le petit bateau.
Sauvé et séché, Walter se rend vite compte que Sean n'est pas à bord. Il a pris un autre chalutier qui a croisé leur route il y a 5h. Walter est sur la bonne route, mais pas au bon tempo, il doit encore faire des efforts.
Un marin à bord, lui donne un bout de gateau emballé dans du papier kraft….C'est Sean, qui l'a laissé.
Le gateau est aux clémentines….et le papier kraft est griffoné de son itinéraire avec des noms étranges.
Le premier parle au marin, c'est un lieu ou ils accosteront le lendemain. Walter passe la nuit à bord et accoste le lendemain sur les côtés islandaises.  Walter fait la course avec les autres marins pour s'emparer du seul vélo du coin. Et roule, roule, roule encore vers le lieu indiqué par le marin, ou serait Sean. 
Un appel de "Todd Maher à Los Angeles à votre service" qui revient vers lui pour son histoire de wink sur le site, problème non résolu mais pour étoffer son profil, Walter confesse à Todd, qu'il fait actuellement du vélo en Islande, qu'il a sauté d'un hélico en marche et s'est battu avec un requin. Todd croit d'abord à une blague mais entendant le sérieux de Walter, il remplit son profil avec ces nouvelles informations.
Dans les nuées d'oiseaux, il voit le visage de Cheryl…et rêvant, il se prend un panneau indicateur. Le vélo hors d'usage, il continue à pieds.






Arrivé à une aire de repos avec hotel-restaurant, Walter propose un échange avec un groupe d'ado sur le parking, leur skate contre le GI Joe elastique. L'ado accepte. Skate à la main, Walter rentre dans le restau-route demandé son chemin à l'aubergiste, mais le batiment completement vide. Il trouve l'aubergiste pressé en train de remplir son coffre, il lui demande la direction du nom lu sur le papier kraft. Le monsieur ne parle pas anglais, il est agité, mais lui indique le chemin.
Walter s'empare du skate, se bricole avec sa cravate et 2 cailloux des protèges mains, et glisse jusqu'à la prochaine vallée, ou là, encore, il n'y a personne. Rien, ni chat, ni voiture. Une sirène retentit.
Il voit alors passé un avion avec un homme debout sur une des ailes avec un appareil photo qui se dirige droit vers le gros nuage noir…
L'aubergiste arrive en trombe en voiture et lui somme de monter. Ils quittent à temps la zone, et sortent du nuage de cendres et de retombées toxiques du volcan, dont l'irruption était prévue, d'ou la sirene, le desert humain et la volonté de Sean d'être sur place, pour photographier le phénomène.
Walter le remercie de lui avoir sauvé la vie. Il quitte son sauveur pour continuer sa quête….ou pas.


En plein milieu de nulle part, Walter trouve un fast-food "Papa's Joe". Tout en se restaurant, il cherche photo en main, quelles sont les formes sombres de la série de Sean. Il a déjà trouvé le pouce du pilote ivre, le nom du petit chalutier reflété dans la mer, mais la dernière photo exploitable de la série reste un mystère.
Il fait les comptes de son aventure islandaise : la somme de la location de la voiture, et des billets d'avion est rondelette… Découragé, il téléphone à Cheryl, surprise qu'il soit en Islande toujours sur la piste de Sean, elle souhaite l'aider via Google avec les autres mots bizarres laissés par Sean sur le papier kraft du gateau. En vain.
Il partage son souvenir de travail au fast-food avec Cheryl. qui de son côté, l'informe que les licenciements ont commencé à Life. Walter reçoit un texto de Hernando : si tu ne rentres pas, je suis viré. La piste pour Sean ici s'est refroidi, les ressources s'épuisent et la situation là-bas s'aggrave.
Le temps de rentrer à New York, tout le monde est viré, les bureaux sont en train d'être déménagé.

Walter croise Ted Hendricks, qui le licencie en pleine rue. En 17 ans de carrière, il n'a jamais égaré la moindre photo, et même s'il ne l'a pas encore, il a dit qu'il la retrouverait. Ted l'humilie une nouvelle fois : vous mettrez ça sur le pancarte de votre prochain job….
Le skate échangé des ados islandais, Walter veut l'offrir au fils de Cheryl, mais chez elle, son ex-mari ouvre. Destabilisé, Walter ne parle pas du skate et se présente comme un gars du boulot. L'ex-mari répéte et Cheryl pensant certainement que se sont les hommes de main de Ted Hendricks, refuse de venir à la porte. Walter part, laissant le skate sur le perron avec le nom du fils dessus.

S'en est trop pour Walter. Il retourne chez lui, trouve sa mère en cuisine, sa soeur de passage et le piano à queue dans le salon. Découragé et en colère, il jette le portefeuille en cuir offert par Sean avec l'inscription de Life à l'intérieur.
Mais la dernière photo de la série continue de le hanter. Et alors qu'il est simplement assis dans son canapé, face au piano, photo à la main, il réalise que le cliché mystérieux reprend les courbes sinueuses du bois du piano y compris le petit accroc…..
Tout s'imbrique, Sean O'Connell est venu à NewYork photographié le piano. Sa mère confirme que c'est un homme charmant qui l'a beaucoup questionné sur ses horaires de bureaux, sa façon de travailler, son mode de vie. Ils ont mangé un gateau aux clémentines ensemble. Bref, il était là, alors que Walter est allé le chercher outre-mer. Pire que ça, sa mère lui avoue lui en avoir parler mais qu'il a du débrancher son cerveau.



Immédiatement, Walter lui demande si Sean lui aurait parlé des mots bizarres sur le papier kraft. Oui, il s'agit de guerriers séparatistes en Afghanistan, zones non-sécurisées. Bouche bée, Walter est remotivé.

Sac à dos de baroudeur, carnet de voyage offert par son père (fini l'attache&case) et il repart sur la piste de Sean en Afghanistan, gateau aux clémentines en poche pour offrir aux nomades comme mode de paiement. Il prend 2 locaux qui le guident dans les paysages escarpés afghans, test d'endurance, bivouac près d'un ruisseau, baptème des montagnes, et très longue marche dans la neige. Finalement, ces guides le laissent continuer seul vers le sommet.



Là, presque au sommet du monde, il a un appel de "Todd Maher à Los Angeles à votre service" pour le wink.
Depuis le licenciement, Cheryl s'est désabonné, Walter ne voit plus l'interet d'être sur le site si Cheryl n'y est plus. Mais Todd lui avoue que depuis qu'il a rajouté "bataille avec un requin" il a reçu des milliers de wink.
Qu'il est maintenant perçu comme un accroc à l'adrénaline, mais tandis que Todd, admiratif, essaye de le convaincre de ne pas résilier son abonnement au site, Walter voit un homme assis, un tapis persan sur la tête pour le cacher, seul un télé-objectif sort de ce camouflage. Sean O'Connell est devant lui.
Après des présentations incrédules, Walter s'assoit à ses côtés. Ils guettent un léopard des neiges très difficile à photographier. Walter lui pose enfin la question mais OU EST LA PHOTO n°25 ?
Et Sean de répondre, tu dois être assis dessus. Le négatif tant recherché est dans la poche intérieur du portefeuille en cuir qu'il lui offert….Il rajoute, qu'il l'avait dit dans le mot avec le cadeau….la quintessence est à l'intérieur.
Walter pensait que c'était métaphorique, notament avec l'inscription de la devise du journal gravé dans le cuir.
Sean le questionne sur la localisation actuelle du portefeuille. Walter avoue l'avoir jeté. Sean est déçu. Et Walter irrité, affirme que mettre le négatif de la dernière couverture de LIfe dans la poche intérieur du portefeuille n'était pas très malin. Une fois, l'explication faite. Les 2 hommes restent là, à guetter. Un léopard arrive à pattes de velours
Sean partage avec Walter sa conception de la vie et de la photographie : quelque fois quand l'instant est trop précieux, il ne faut pas s'encombrer de l'objectif pour apprécier, il faut regarder avec ces vrais yeux et apprécier le moment. Sean prend finalement la photo du léopard et ils redescendent dans la vallée, faire un foot avec les locaux.
Rentré à NY, Walter est contraint de vendre le piano familial. L'argent de la vente, lui permet de payer les traites, et sa mère va pouvoir trouver un appartement à sa taille, sans piano.
Walter s'excuse auprès d'elle, ne pas avoir pu conserver le cadeau que son père lui avait fait. Sa mère le rassure tout va bien, lui explique que ce qui compte ce sont ces 2 enfants et leur babioles….
Elle lui redonne le portefeuille en cuir offert par Sean. Walter surpris, sait désormais que la diapo 25 est dedans.
Les bureaux de Life sont maintenant vides et en chantier pour batir les nouveaux. Ted Hendricks et son équipe travaillent sur la prochaine stratégie. Walter s'incruste dans la réunion, lance le négatif sur la table. "Vous avez 2 jours pour l'imprimer". Walter clot sa dernière mission pro pour Life avec un petit discours pour Ted : il comprend son boulot de virer les gens, mais qu'il ne prétendre pas compatir ou les connaitre. Il ne connait pas la devise de Life, et vire des gens qui y ont travailler depuis des décennies. Il peut faire son boulot, mais en faisant un peu preuve de respect.



Après ce laius en forme de revanche, on retrouve Walter qui met à jour son cv sur son ordinateur dans un café "se battre avec un requin, escalader une montagne afghane…" Il reçoit un mail du fils de Cheryl, pour le remercier pour le skate, il a même fait une vidéo s'en servant et faisant les figures que Walter lui avait montré. A la fin de la vidéo, Cheryl lui fait un coucou.
A Life, bureaux vides, Walter va chercher son dernier salaire. Cheryl a du en faire autant, elle sort de l'immeuble. Il lui court après.  Elle le remercie à nouveau pour le skate de son fils. Walter s'explique : le skate vient d'Islande, il a fini par retrouver Sean, le négatif..et qu'elle était là, souvent dans ses pensées, pour l'encourager. Qu'il est venu chez elle, mais quand il a vu l'ex-mari, a pensé qu'ils s'étaientt remis ensemble. Cheryl lui répond qu'il était juste là pour réparer le frigo. Ils font quelques pas ensemble.
L'ultime Life sort le même jour. Et on découvre sur la couverture que le dernier tirage est consacré à tous ceux qui ont été dans l'ombre pour creer Life depuis le début : Walter, assis devant la fontaine, sur le parvis du journal, scrutant des planches de négatifs…
Finalement, dans la foule d'anonymes de New-York, Walter prend la main de Cheryl.



lundi 4 novembre 2013

# Les Profs



Résultats du bac 2012 : le lycée Jules Ferry est la honte de la France. Le rectorat envoie donc une équipe de choc pour remonter le niveau : 7 profs respectivement chimie, philosophie, sport, français, anglais, maths et histoire; la lie éducative avec le postulat suivant : moins et moins font plus….en envoyant les pires profs dans le pire bahut, on peut s'attendre à des resultats surprenants. 

Et ça sera tout pour le pitch.
Car vous dévoiler l'intrigue pour ce film, ce n'est pas foncièrement possible. C'est un film à gags.
Exercice difficile qui s'annonce car bien que très sceptique quant à l'humour des Robin des Bois, je suis une inconditionnelle de Pierre-François Martin-Laval, qui campe ici le prof d'histoire, en boucle sur Napoléon, mais avant tout réal du film.
Et ça, ça y fait ! On se laisse attendrir par les bons sentiments, l'envie d'y croire, les rebondissements et les beaux discours, parce qu'avec une bande de tarés pareils, eh bien, oui, oui, ils vont exploser la moyenne de 50% de réussite au Bac.
Parce qu'avec PEF, c'est tout l'univers du lycée qui vous saute à la figure, mais en mieux, en plus déjanté, je dirais même en plus enchanté.
les profs sexys, les profs loufoques, les profs qui lancent des craies, des profs qui installent des climats de classe bizarre….(cf. Christian Clavier, mention spéciale, il arrive à faire oublier son rôle de bourgeois énervé qu'il campe à son habitude) on en a connu ! 
Et tout ce qui fait la vie d'un lycée : le CPE aux aguets, les cancans entre profs, le proviseur alarmé, les retards, les mots des parents, les conseils de classe avec délégués, la cantine, la fumée dans les wc….

Et PEF arrive à mixer la nostalgie de l'adolescence, dans un décor sympa (la réalité du lycée gris béton est oublié) avec des archétypes de cancres attachants (les profs bien sur) - à se demander comment ils ont obtenu leur CAPES - et en face pour faire bonne mesure, des caricatures d'élèves : le Terminal "de carrière", la bécheuse, le gros copain sympa "shrek", et le CPE rabajoie…. 
C'est un beau scénar. C'est une belle distribution. Toute la clic du cinéma et de la scène humoristique s'emmêle joyeusement…S'agit-il de passage de flambeaux à la jeune génération ? Je n'y crois pas. Les Nanty, Clavier, Ducruet ont encore de beaux jours devant eux. Non, juste une réunion de talents de tous horizons.
Félicitations du jury pour les seconds couteaux : le proviseur au bord du gouffre est sublime, ainsi que le supsens bien mené autour de la matière dispensé par Clavier, qui n'est révélée qu'à la toute fin du film.
Bref un grand ballet qui sonne juste. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est un film chorale, non, c'est un film à gags qui se prend pour ce qu'il est.
Une comédie de genre, ni plus, ni moins. Parait que c'est une adaptation de BD, en plus ?! Envie de lire ? A revoir, pour rigoler.