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jeudi 9 octobre 2014

# Les Gardiens de la Galaxie


L'histoire, est assez simple :) 
La galaxie est en guerre, les Kris et les Novas s'affrontent. 
Un maraudeur humain, Starlord a volé une arme susceptible de faire pencher le conflit. Les Kris sont après lui, pour lui dérober l'orbe. Son ancien mentor-maraudeur le cherche aussi.
Il fait la rencontre (musclée) d' un arbroïde, un raton-laveur, et une alien toute verte. Pour troubles à l'ordre public sur Nova, la nouvelle bande est envoyée en prison galactique. 
Là, ils font la connaissance d'un musclor bleu qui veut venger sa famille, en décapitant un grand chef Kris : Ronan- l'accusateur. Ils s'évadent. Ronan sait qu'ils ont l'arme et la veut pour anéantir les Novas (et tout ceux qui s'opposeront aux Kris)
Gamorra, l'alien verte a un acheteur pour l'orbe : le Collectionneur. Ils vont tous à Knowhere, dans sa tanière. Le collectionneur rèvéle à la bande, que cette orbe est sans prix, tellement ce qu'elle renferme est rare. Il l'ouvre et la pierre d'éternité qu'elle renferme scintille tant que l'assistante du collectionneur veut la toucher. A peine, elle l'a effleurée, que le pouvoir de la pierre irradie la collection et brule vif l'assistante.
Starlord et Gamorra, désormais informés de l'enjeu, veulent remettre l'orbe aux forces de l'ordre de Nova. Mais Musclor bleu, aveuglé de vengeance, a appelé Ronan sur Knowhere pour une confrontation. Les ninjas de Ronan prennent en chasse Gamorra, Starlord et le raton laveur, pendant que Ronan tue quasiment le musclor bleu. Ronan s'empare de l'orbe tandis que Gamorra est laissée pour morte, Starlord la sauve en appelant son mentor-maraudeur.
L'arbroïde réanime le musclor bleu. Et avec le raton laveur, convaincus qu'ils sont retenus contre leur gré par les maraudeurs, ils vont sauvés Starlord et Gamorra. En vérité, Starlord a passé un marché avec son mentor, et au lieu de le tuer, ce dernier va l'aider en échange de la pierre, quand tout sera fini.
En effet, alors que dans des mains faibles la pierre brule son porteur, Ronan l'a incrustée dans sa main et elle démultiplie ses pouvoirs. Il suffit qu'il pose le pied sur Nova et le génocide aura lieu.

Ainsi les maraudeurs, la bande de Starlord et les forces de l'ordre de Nova s'allient pour défaire Ronan qui veut décimer la population. Son vaisseau est détruit par le raton laveur et Gamorra. Groot, l'arbroïde se sacrifie pour sauver ses compagnons lors du crash du vaisseau. Musclor bleu est blessé, mais Ronan, toujours en vie, a survécu au crash, et possède encore la pierre d'infinité.

Alors que Starlord fait diversion, le raton-laveur sépare la pierre de Ronan et c'est Starlord qui la rattrape….sans bruler instanément, Gamorra comprend qu'en touchant Starlord, elle divisera par 2 le pouvoir de la pierre et les douleurs de Starlord. Musclor bleu prend le bras de Starlord et le raton laveur la main de musclor, ainsi divisé le pouvoir de la pierre est supportable et Gamorra parvient à la remettre dans l'orbe. Ronan, sans la pierre, est tué. Le mentor-maraudeur repart avec ses troupes et l'orbe comme convenu avant la bataille.
La planète Nova est sauvée, et la galaxie avec elle. Les Novas congratulent les "gardiens" et leur offre leur vaisseau reconstruit comme remerciement. La bande de Starlord s'envolent vers de nouvelles aventures, avec Groot qui renait et grandit doucement.



Verser une larme devant un SF Marvel : ça c'est fait !
Le début du film commence fort avec la mort de la mère de Starlord. 
Bref, des moments intenses que se soit niveau combat, rebondissements, et la cabotinerie de Starlord.

Je ne suis pas forcément adepte du genre, SF galactique. Mais j'ai vu comme tout le monde les 6 épisodes de Star Wars. Et je n'ai pas pu m'empêcher de faire des parallèles.
Starlord est courageux, attachant, romantique, bon pilote : un savant mélange entre Luke Skywalker et Han Solo.
Groot est grand truc bizarre peu loquace, comme un certain Chewbacca.
Quant à Rocket, il est malin, bricoleur, hargneux raleur, mais bon camarade. Pour le côté causant de l'acolyte, je vois C3PO, sans le côté doré ;)

La bande son est tout simplement magique et prend une réelle place dans le scenario. 
A réecouter encore et encore "Awesome 1" et "Awesome 2"

Le casting est impeccable. Glenn Close en chancelière concernée, Zoe Saldana en alien sexy. Chris Pratt en Starlord, et Lee Pace (un chouchou perso) est méconnaissable en Ronan. Les Kris sont bleus et en plus il porte une sorte de cagoule noire à la mode inquisition  médiévale. La guest qui fait sourire : Benicio Del Toro pour le Collectionneur.

On arrive aux points négatis : trop d'effets spéciaux tuent les effets spéciaux.
J'avais beau savoir que l'histoire se déroule dans un univers lointain dans le futur : adhérer à des infrastructures complexes avec ou sans oxygène, avec ou sans pesanteur, des gens roses, bleus, humanoïdes plus ou moins…Bref dur dur à avaler, plus une surenchère remarquable que vraiment "normée" et fondue au décor.
Egalement quelques longueurs, dans les courses poursuites en vaisseau, notamment  c'est du déjà vu : ça sera au pilote le plus malin qui arrivera à semer l'autre, ou le prenant à revers ou celui qui a le plus gros canon laser…..Ennuyeux !

Au final, un film quand même sympa, qui vient enrichir l'univers MARVEL. Les fans auront d'ailleurs remarqué de ci, de là, des références aux elfes noirs de THOR 2, au grand méchant THANOS du prochain Avengers, aux guerriers Chitauri des Avengers 1…

A revoir quand les effets spéciaux seront un peu oubliés, en attendant il y a la bande son "Awesome".

vendredi 11 avril 2014

# Supercondriaque


Romain, un hyper-condriaque (Dany Boon) bientôt quadragénaire, harcèle son docteur Dimitri (Kad Merad)
Ce dernier, harassé jusque chez lui, par son meilleur patient, tente de se débarasser de lui, en l'ouvrant à l'amour. Il l'invite au jour de l'an, l'inscrit à un site de rencontres, l'emmène même à Calais, dans un camp humanitaire, aider des réfugiés turkistanais. Sa soeur Anna (Alice Pol), est déjà sur place pour venir en aide aux expatriés.

Sur un quiproquo, Romain est pris pour le chef de la révolution turkistanaise, Anton; subjugé par Anna, il ne dit rien de sa réelle identité et joue le jeu. La jeune femme le sort du camp avec de faux papiers et l'emmène chez elle à St Cloud. Pendant ce temps là, le vrai Anton a volé l'identité de Romain, et se rend chez lui pour se cacher.

En jouant le gros bras chef de la rebellion turkistanaise, Anna tombe sous le charme de Romain/Anton.
Dimitri, inquiet de la disparition de son patient à Calais, passe au commissariat pour lancer les recherches. Puis se rend chez sa soeur, et reconnait Romain, mais ne dit rien.
En aparté, Dimitri fait promettre à Romain d'arreter de mentir à sa soeur et de ne plus la revoir. Le coeur lourd, Romain alias Anton retourne à St Cloud, retrouvait Anna, mais le GIGN/immigration leur tombent dessus (sur la dénonciation du mari d'Anna)

Interrogés séparement puis confrontés, Romain avoue à Anna devant le GIGN, ne pas être Anton. Blessée par ses mensonges, Anna désavoue Romain/Anton, et confirme aux policiers qu'il est bien Anton, chef de la rébélion turkistanaise. 
Il n'en faut pas plus. Romain/Anton est aussitot expulsé au Turkistan, dans une prison sordide. Là, face à ses pires angoisses, Romain devient comme fou.

Pendant ce temps là, en France, Anna a retrouvé le vrai Anton, et avec l'aide de son frère, ils montent une opération infiltration - évasion pour sortir Romain de cette bévue judiciaire.
Dimitri est blessé pendant l'évasion. Romain revient sur ses pas pour le secourir. 
De retour au camp revolutionnaire, Anna et Romain se tombent dans les bras.
A Paris, les explications avec les autorités sont houleuses, mais finalement tout rentre dans l'ordre. Romain épouse Anna, et ont un fils. 
Romain l'emmène au parc avec les puces des sables, à la piscine dans les germes du pédiluve. Et au pire, s'ils tombent malade, il y aura toujours Tonton Dimitri. THE END.




Un grand moment !
J'y suis allée mi-figue/mi-raisin, car déçue par Eyjafjallajökull (merci Google pour l'orthographe), je pensais que l'humour Boon était retombé à plat. Mais non!

Certaines scènes sont cultes : morceaux choisis
Quand Dimitri coach (en pleine nuit et en catimini de sa femme) Romain pour être un homme, un vrai, un dur pour ses futurs conquêtes du net. Les canons de la virilité sont bousculés versant bucheron canadien
Les diverses crises d'angoisse : dans le club quand son ami est emmené par les pompiers, quand sa conquête (Valérie Bonneton) refuse de se laver les mains avant de manger ou l'embrasse, quand il ne veut pas toucher les portes ou barres du métro, quand il demande à l'ouvreuse de cinéma, si toutes les salles sont avec moquette….
Bref, Dany a poussé le trait de la maladie à l'extreme, dans des situations cocasses.

Le casting est impeccable : y compris les apparitions. Le jeu d'acteur est correct.
Bruno Lochet, le flic de l'immigration incrédule
Jean-Yves Berteloot, très crédible en guerillero turkistanais, chef de la rébélion
Stéphane de Groodt, l'avocat d'Anton, mi-normand, mi-blasé
le Comte de Bouderbala, un policier GIGN
Stéphane Commandeur, le mari (cocu) d'Anna
Guy Lecluyse, un malade avec une voix infernale
Des acteurs déjà vus pour la plupart dans "Bienvenu chez les Ch'tis", qui a rencontré le succès qu'on connait. Les seconds couteaux, qui apportent de l'eau au moulin, comme quoi, rien n'est laissé au hasard.

Le rythme est enlevé : on ne s'ennuit pas, pas de question soulevée quant à un scènario bancal.
Les décors, et costumes sont crédibles. Les dialogues sont savoureux, du fait de la simulation d'accent turkistanais. Un petit bémol quant à la captation du son, parfois inaudible : au début aux urgences, et aussi au camp de réfugiés.

Le contraste entre la lassitude énervée du docteur et le malade attachant, nous rappelle des duos comme Lino Ventura et Jacques Brel dans "l'Emmerdeur". 
Quant au titre ; concept intéressant, s'il en est, puisque ce trouble psychologique n'avait pas encore été traité au cinéma. Les TOC oui, mais pas en film complet sur l'hypocondrie. Bien joué pour le créneau, M. Boon réalisateur. 
De plus, qui n'a jamais pris peur qu'un grain de beauté ne soit en réalité un cancer malin ou un mal de ventre, une crise d'appendicite aigue ?!!!! …A celui qui n'a Googlisé pour se renseigner, jette la 1ere boite de doliprane !

Petite précaution : attention aux scènes insalubres au Turkistan !

Au final, un moment très drôle. Bien monté, une comédie française bien propre.
A revoir.