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lundi 6 janvier 2014

# 9 mois ferme


Ariane, une quadra célibataire et très coincée même pour une juge.
Nolan, un cambrioleur simplet, accusé de cannibalisme oculaire.
Une nuit du 31 décembre arrosée…
6 mois plus tard et un déni de grossesse. 

Ariane mène son enquête pour savoir qui est le père…avec une recherche génétique et les fichiers judiciaires, la juge retombe rapidemment sur Nolan, le cambrioleur, déja incarcéré préventivement pour globaphagie.

La consultation de son dossier a alerté le policier qu'il l'a interpellé, ni une, ni deux, il introduit le prevenu dans le bureau de la juge pour, pense t'il, l'instruction de son dossier. Ariane, confronté au père de son bébé non désiré, rendre dans une rage folle et accuse Nolan de n'importe quels crimes et délits.
Nolan reconnait la femme bourrée avec qui il a eu une aventure d'une nuit, il est reconduit en prison, il s'en évade le soir même et rentre par effraction au domicile d'Ariane, qui est sur le point de provoquer un accident pour "avorter" (situation dite du saut de l'ange en pyjama.) Nolan intervient in extremis.

Il conclut un pacte avec Ariane, si elle l'aide le restant de sa grossesse à le disculper du cannibalisme oculaire, il ne dira rien de ses activités nocturnes.
Ariane accepte, réticente. Elle récupère le dossier auprès d'un confrère. et retourne chez elle avec Nolan. Après étude du dossier, la juge arrive à la conclusion qu'elle est l'alibi du cambrioleur  : la nuit de la mutilation occulaire était le 31 décembre, nuit ou la juge et Nolan concevait le petit "Steeve" sur des poubelles….

Elle n'en dit rien à Nolan, mais alors qu'il s'apprête à prendre la fuite, acceptant que la juge a tout fait, mais n'a pu trouvé de solutions, un policier frappe à la porte de la juge. Nolan court se cacher dans la chambre d'Ariane, alors que celle-ci ouvre la porte. Le policier en charge des recherches de Nolan vient la prévenir personnellement qu'après son évasion de la prison, Nolan aurait été aperçu dans le quartier.
Mais pendant qu'Ariane couvre Nolan, celui-ci découvre les résultats du test de paternité, il est le père !
Un dialogue poignant avec la juge s'en suit ou celle-ci ne veut (ne sait) pas (encore) dire ce qu'elle fera de l'enfant, elle réaffirme que le père est débile et taré sans plus d'explications. Nolan comprend qu'elle est déterminée à ne pas lui donner sa place de père, il part en cavale.

La vie reprend son cours, Ariane est promue et Nolan interpellé. Son procès pour globaphagie est très médiatisé et alors que tout semble foutu pour Nolan avec une juge (patronne d'Ariane) intraitable et un avocat clownesque. Ariane intervient in extremis.

Elle vient à la barre témoigner en faveur de Nolan : elle invalide les charges en invoquant l'alibi du 31 et la preuve dans son ventre…. La cour est sidérée, Nolan reconnaissant, est disculpé et dans la folie collective Ariane s'évanouit.


En tant que juge suprême, son comportement a été inapropriée, elle est rétrogradée et desormais maman. Nolan rentre chez elle par effraction pour voir son fils. Et au-dessus de son berceau, ils cherchent ensemble un prénom…



Une comédie de et avec Dupontel. Ce film est une farce ou un conte, au choix.Le tour de force de M. Dupontel est de maintenir un climat absurde, avec notament les alibis farfelus inventés par Nolan pour se disculper ou cette charge de globaphagie… tout en insufflant un vent d'humanité, salvateur pour la juge Ariane.
De juge inflexible, elle va devenir maman. Car bien évidemment à la fin du film, elle finit par accepter son nouveau statut de mère, accepte que le père est peut-être taré, mais innocent.
La morale de ce film est là, simple et attendrissante : l'innocence, pour les deux parties et une sorte de seconde chance.
La juge redonne son statut d'innocent (victime judiciaire de son état, en tout cas pour le motif de cannibalisme oculaire, car il reste néanmoins cambrioleur) à Nolan 
et Nolan en retour, et malgré lui, redonne son innocence à la juge désabusée par tous ses dossiers de crimes et délits qui s'empile dans son bureau, par le biais d'un chérubin.

Pour le reste : le jeu des acteurs, le casting, les décors, costumes, musiques, rien à redire. On passe un bon moment. On rit de bon coeur. cf le running gag sur le mot "perruque"

Clin d'oeil pour les seconds couteaux : Philippe Duquesne, Bouli Lanners, et le très bon Christian Hecq qui joue le mielleux fourbe à merveille, Yolande Moreau (la mère de Nolan) et Jean Dujardin, traducteur de langue des signes improprable.

Eh ! Au fait, vous avez déjà vus les autres films de Dupontel, réalisateur ? 
Bernie, le Vilain, Enfermés dehors.. Moi pas, je m'en vais résoudre cette erreur judiciaire de ce pas.
A revoir.

vendredi 30 décembre 2011

# Mission Noel

North Pole, très loin sur la glace. Il parait que ça n'est pas habité...Mais dans la famille Noel, je demande la mère Noel, le père Noel, papi Noel, Steeve, l'ainé des fils Noel et Arthur, le cadet pas très dégourdi. Le milliard qui reste, ce sont les lutins. Plus 8 ou 10 rennes.Steeve, alias le sosie de Rambo mais avec une barbichette en sapin, gère le Pole Nord, les lutins, et la nuit du 25 comme une multinationale (comprendre avec froideur et rentabilité...) Le traineau traditionnel est devenu un vaisseau sur dimensionné ultra connecté. Les lutins sont en commandos version guérillas urbaine de papier cadeau et camouflage, pour délivrer de sa tache le Père Noel vieillissant.Comme il gère déjà 98% du boulot, Steeve espère avoir le poste officiel cette année. Mais son père n'est pas prêt à prendre sa retraite. Et dans la nuit du 25, alors que tous pensent la mission Noel achevé; un cadeau n'est pas délivré. Le père Noel dort. Steeve s'en fiche. Seul Arthur, "aidé" de papi Noel, bravera ses peurs pour n'oublier personne.
Rien à redire. Un très beau conte de Noel. 
Des trésors d'inventivité : les lutins en call center ou en bataillon organisé.
La magie…première sortie pour Arthur, et il dessine les nuages avec le traineau.
L'esprit de famille; la difficulté à prendre sa retraite, la compétitivité, la dualité Noel à l'ancienne(traineau en bois)/Noel connecté, se fixer un but et y parvenir (car, oui, à un moment Arthur baisse les bras dans sa mission) et le big one : montrer qu'on est à la hauteur, si on croit en ce qu'on fait, qu'on est soi-même. Pouce en l'air, à revoir au moment de Noel, pour redevenir momentanément un enfant.