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vendredi 7 mars 2014

# Sherman & M. Peabody : les voyages dans le temps


Un petit chien super savant, M. Peabody adopte un petit garçon Sherman et invente le Chronomat, une machine à voyager dans le temps. Il s'en sert pour enseigner au petit garçon, l'Histoire.
Mais l'entrée à l'école du petit garçon declenche les foudres jalouses d'une petite fille, Penny que Sherman va entrainer dans le Chronomat et d'incroyables aventures.
M. Peabody viendra à leur rescousse, y compris pour éviter que les brêches temporelles ne fassent imploser le monde et éviter que Mme Grugnonne, des services de l'enfance, ne lui enlève Sherman. 
Père et fils vont sauver le monde ensemble. Les grands figures du passés réunies à New-York vont défendre M. Peabody. Ils sont tous des chiens… Et devant les yeux ébobis de Mme Grugnonne, ils prorogent la garde de Sherman, présidents Lincoln et Bush inclus ! Happy end.




A l'heure de la question de la théorie des genres et du mariage pour tous, ce film est une perle. Je m'explique.

Dreamworks sait s'adapter. Après la franchise Shrek, et Madagascar, ils ont su rebondir avec Les 5 légendes et surtout les Croods, tant d'un point de vue graphique que scénaristique.

Ici, le côté smart de M. Peaboby est contrecarré par le fait que se soit un chien.
Malgré tous les prodiges dont il est capable (il a quand même inventé le check et la zumba…) élever un enfant sera un nouveau défi. 
Il va se prendre "d'une profonde affection pour ce petit garçon" Va l'adopter officiellement et l'emmener sur les bords du Nil pour lui apprendre à nager, faire du cerf-volant avec Benjamin Franklin, faire du patin à glace sous l'oeil admiratif des dinosaures, découvrir la révolution française et ses patisseries, tout cela grâce au Chronomat.
Bien entendu, avec un père qui cotoie les grands de ce monde, passés et présents, Sherman en sait beaucoup et attise la jalousie. Ridiculisé à l'école, il se fait traiter de chien.
A ce moment là du film, l'insulte est rude, car dans la bouche d'une enfant, le mot "chien" sort, à mon sens, des codes du dessin-animé. Il est ici question du sens propre : M. Peabody est un chien par nature; et du sens figuré : un chien rapporte, et doit être docile.; plus tout à fait un humain, mais véritablement un animal obéissant, qui a donc un statut inférieur. 
Les êtres inférieurs ont-ils le droit d'avoir des enfants ? L'avis insultant d'une tierce personne sur sa progéniture, nous définit-il ?
Je suis un chien, et j'en suis fière, car je suis un chien intelligent, qui a sauvé le monde et un petit garçon dans un carton….Voilà ou ce film nous emmène.

La différence en étendard.
Une différence par le haut, le savoir, les sciences et l'Histoire. 
Une insulte dans une bouche (jalouse et) ignorante est à balayer. 
Un mot perçu comme une insulte 'chien' peut s'avérer être une réelle qualité, quand on reste fidèle à ce que l'on est.  Tout dépend de la définition que l'on donne aux mots. 
Ici "chien" c'est Peabody et donc smart ! cf. le moment émouvant où Marie-Antoinette, Leonard De Vinci, George Washington, Einstein déclarent être des chiens à Time Square.

Sherman va être defier à plusieurs reprises sur sa capacité à être obéissant. Défis perdus.
Car en mettant en doute son obéissance à un chien, il va se mettre en danger et par là même, apprendre une leçon plus grande, tout chien qu'il est, M. Peabody sera toujours là pour le protéger et le sortir des situations desastreuses ou il s'est fourré, quitte à en mourir.

Le truc intérressant, en plus dans ce film, cela permet de réviser quelques points d'histoire.
Le film s'ouvre notamment comme 1er voyage dans le Chronomat avec la Révolution française : Marie-Antoinette et ses gateaux, Robespierre et la guillotine… Une vision américaine du Paris de 1789, appropriée, divertissante et franchement inattendue !

Au final, un très bon moment. Un film spectaculaire, émouvant et qui sonne juste.
Un scénario bien ficelé et la smartitude de M. Peabody apporte le piquant à ce film qui aurait pu être tradi.

A revoir ou à découvrir si vous ne savez pas pouquoi Mona Lisa ne sourit pas vraiment :)


vendredi 21 février 2014

# Tempête de boulettes géantes 2 : l'île des Miam-nimaux

Est la suite de Tempête de boulettes géantes, sorti en 2009. L'intrigue du 2 commence là ou le 1 s'achève (après un petit résumé), sans discontinuité temporelle. Appréciable, à l'époque des sauts dans le temps...

Voilà un film péchu ! Si vous aimez l'humour des pubs Oasis "I'm fruiiiiiiiiit" Vous allez aimer ce film d'animations.

LE FOND
Tandis que dans le 1, la question (louable) de fond, était d'éradiquer la faim dans le monde, là, on parle de sauvegarde des animaux menacés, et d'écosystèmes.
On notera aussi l'allusion au firmes internationales qui se veulent tendances, blanches, épurées….et qui souhaitent lancer leur produit amélioré sous le nom : produit 8.0. L'Iphone 5.1 n'a qu'à bien se tenir.
Il se trouve que le CEO est le grand méchant du film : dans sa course effrené au progrès, il est pret à ratiboiser toute une île, s'approprier une invention qui n'est pas à lui, et exploiter des animaux innocents pour en faire des barres céréales….Tout un programme !!! 

N'oublions pas que c'est avant tout un film d'animation destiné aux enfants. Par conséquent, le manichéisme règne en maitre. Dans sa doudoune orange, le méchant yogi marche et ondule comme une limace sous acide. Son acolyte n'est rien moins qu'une ouran-outang qui aurait un cerveau humain, MAIS des yeux et ongles pailletés en mauves….Tous les deux complotent pour séparer Flint de sa famille, et arrivaient à leurs fins en le manipulant.

Voilà pour le fond. La forme est frénétique, multi-colore, et exubérante.
Il faut voir ce film comme un très grand délire (impropable, certes, mais) divertissant.

INTRIGUE
Le 1 faisait pleuvoir des cheeseburger, dans le 2, on surprend des fla-mangues, des cheddar-aignés et des cornichons pêcheurs… Le scenario est survolté, mais pour un oeil d'adulte, très lisible. 
Dès les premières minutes du film, on comprend vite que la morale finale fera primer la famille/amis en premier par rapport à un rêve de gosse qui, une fois adulte parait moins glorieux. L'amitié versus l'exploitation.
Le public adulte pourra aussi noter des références à Jurrasic Parc : des animaux étranges sur une île perdue….

PERSONNAGES
On retrouve les personnages attachants du 1 : 
le policier baraqué, qui voit sa barbe repoussé en un arrachage de tablier, 
le caméraman-medecin avec le petit accent du sud, qui arrête net un accouchement de vache pour les rejoindre
la jolie météorologue qui est réveillée et opérationnelle en moins de temps qui ne faut pour le dire, 
l'ex-star obèse du village reconverti en homme poulet vendeur de rue, 
le papa de Flint, avec son air bourru, qui adore pêcher et manger des sardines, sans oublier
Steeve, le singe savant, toujours sur l'épaule de son maître
Flint, l'inventeur génial, survolté par l'interet que lui porte son mentor (alias le méchant)

GRAPHISME
De même qualité que le 1, le graphisme a cela d'attachant, qu'il ne ressemble pas aux personnages Disney et autres Dreamworks, avec leurs grands yeux expressifs. Flint et sa bande, ressemblent à des héros de dessins animés. Caricaturaux et attachants. Par exemple, les oreilles ne sont pas dessinées et chacun a sa particularité physique pour aider les enfants à se reperer dans l'histoire. Sinon rien à dire sur les mouvements d'eau, de brouillards, les cheveux, qui restent à mon sens, les textures les plus difficiles à rendre vraisemblable. Bonne qualité.

Recommandations pour ce film :
- n' y aller pas le ventre vide. manger avant, car autant dire que voir autant de nourritures, toute mignonne soit-elle donne faim !
- y aller l'esprit détendu : c'est un grand délire donc pas trop d'esprit critique pendant, on se laisse porter. D'autant que le film donne une impression frénétique de toujours plus, toujours mieux, toujours plus vite (déjà le 1) Très rythmé, beaucoup de couleurs, des mouvements de "caméra", les bras des personnages dans tous les sens… 
- n'y allez pas, si vous êtes épileptiques.
- malgré le résumé au début, faites un combo : 1 & 2. L'état d'esprit de Flint, voulant faire ses preuves n'en sera que plus lisible.
Un moment sympa. A revoir.




Flint Lockwood avait construit une machine permettant de transformer l'eau en nourriture. Le Flitzbu#@;! (nom imprononçable) est devenu incontrolable et s'est mis à créer des tempetes de spaghettis à la bolognese géante (d'ou le titre du 1) des hamburgers, des montagnes de sorbet….Et la vie sur la petite île était devenue impossible.

Flint pensait avoir détruit le Flitzbu#@;!, ou au moins l'avoir désactivée. Mais il n'en est rien.
La super compagnie "I-tech" offre aux habitants de l'île devastée par la nourriture, de tout nettoyer et de les reloger en Californie en attendant. Et en plus, propose à Flint, une place d'inventeur dans leur super entreprise I-tech. Flint est ecstatique, tout le monde part de la petite île.

En réalité, le super méchant souhaite reconfigurer la machine pour servir les noirs desseins de son entreprise. Mais après 6 mois sur place, non seulement les équipes n'ont pas localisé le Flitzbu#@;!, mais elles sont portées disparues…les aliments de l'île ont pris vie et sont hostiles.
En Californie, Flint qui réalise le rêve de sa vie : inventeur chez I-tech, s'attend à une promotion, qui ne vient pas.
Le grand méchant le convoque dans son bureau, lui présente la situation sur l'île et l'enjoint à résoudre le problème : éteindre une bonne fois pour toute le Flitzbu#@;! en introduisant une clé usb. (reconfiguration I-tech)

Flint retrouve ses amis et son père pour l'aider dans cette aventure. Sur place, ils découvrent que le Flitzbu#@;! a généré toute une faune de Miam-nimaux et en même temps un micro-climat luxuriant. Le père reste sur le bateau par sécurité et l'équipe s'enfonce dans la jungle. Ils rencontrent Fraizie qui avale la clé usb. Et alors qu'ils s'appretent à se faire agresser par une cheddar-aigné, le grand méchant arrive pour surveiller l'opération de plus près, équipé de gardes armés. Fraisie "rend" la clé usb en compote de peur. 
Le plan est de trouver le Flitzbu#@;! sur l'île grâce à un localisateur bricolé sur place : toute l'équipe se rend donc à l'ancien labo de Flint, pour le fabriquer. Sur le chemin peu à peu, le grand méchant influence Flint sur sa famille, ce sont des obstacles à sa réussite, ses amis le trahiront un jour ou l'autre, en tentant de le tuer. Le localisateur terminé, il leur indique maintenant le chemin à l'autre bout de l'île, ils se remettent en route vers le Flitzbu#@;!.
Ils se font attaqués par un tacos géant, mais sauvés par l'équipe surarmée du grand méchant, ils continuent.
Cependant la météorologue comprend que les animaux ne font que se défendre pour protéger leur famille.
Et alors que celle-ci interpelle Flint sur le but de l'expédition une fois que la machine sera retrouvée, Flint se rallie au côté du grand méchant : arreter la machine à tout prix et éviter ainsi que les Miam-nimaux ne viennent envahir le continent. La météorologue le met en garde, qu'en arretant la machine, tout l'éco-système : jungle + miam-nimaux vont être détruit. Ses amis abandonnent Flint. Et une fois le dos tourné, capturés par les gardes surarmés du grand méchant.
Près du Flitzbu#@;!, Flint voyant une famille de guimauves, est pris de remords et ne peut arreter la machine. 
Le grand méchant introduit la clé usb, reconfigure le Flitzbu#@;!, le vole et balance Flint au fond de la caverne.
Et tandis que le grand méchant construit une usine de fabrication de barres nutritives à base de miam-nimaux capturés sur l'île et/ou fabriqués à partir du Flitzbu#@;!, Flint est sauvé par la famille guimauve qui le ramène auprès de son père au port.
Là, aidé de tous le miam-nimaux et Fraisie, le père construit une canne à pêche géante pour envoyer Flint très loin, directement dans l'usine diabolique en cours de fabrication. Le plan fonctionne.
Et alors que Fraisie libère tous ses copains miam-nimaux, Flint part secourir ses amis. Par toutes ses inventions récentes, Flint tente de les sauver. Steeve, son singe savant sort des rubans qui les enserrent et distrait suffisamment le grand méchant pour que Flint lui saute dessus. Il s'échappe avec le Flitzbu#@;! en croyant être invincible avec tout sa technologie, il est avalé avant la sortie par un cheeseburger sur pattes…
Flint replace le Flitzbu#@;! à sa place, qui refabrique aussitot des bébés cheeseburgers, ou des bébés guimauves.

Fin. Dans le générique, on comprend que Flint et sa famille s'installe sur lîle, cohabitant avec les miam-nimaux. Fraisie va même à l'école.

lundi 4 novembre 2013

# Les Croods

Film d'animation. Je passe rapidement sur la composition de la famille "traditionnelle", les bons sentiments, le graphisme des grands yeux.

Du grand Dreamworks, en 3D en plus, j'ai noté les paysages époustouflants, les couleurs luxuriantes, les textures, les effets spéciaux de torsion (corps de Eep quand elle escalade ou les nuées d'oiseaux) et le rythme du film (alternance entre moments tendres, droles et action), les nombreux gags, les anachronismes (les freins du mammouth, l'histoire du soir comme à un enfant…) et le running gag de la vieille belle-mère que le père espère voir canner…

Beaucoup de sujets s'entremelent mais s'il ne s'agissait que de gros gags sur la préhistoire, ce ne serait pas du grand Dreamwork… Double lecture.
Il est question ici : 
- de l'affaiblissement de la place du père au sein de la cellule familiale
- du monde qui se délite autour de nous, et où la fuite en avant et la famille comme valeur refuge sont devenus gage de notre survie émotionnelle.
Il est question de sexe : beaucoup auront zappé cet angle, mais Eep, la jeune fille en fleur amoureuse de Guy, et le père qui fait tout pour les séparer. La fille se détache de la famille et veut prendre son envol, crée sa propre famille; mais le père ne veut pas que sa fille s'accouple ? car quel age a t'elle en réalité ? Eep est formée, plus petite que sa mère en taille, et insolente comme une ado. Faut-il y voir un cliché de série/film américain sur les ados, ou les parents sont des empecheurs de tourner en rond ? Ou de façon plus glauque, la guerre des males alpha, car Eep est arrivé à maturité sexuelle ?

Retournons vers l'innocence… Les Croods c'est surtout le film des premières fois.
Le premier feu, la première idée, le premier piège, le premier déguisement en fleur, la première vue du ciel étoilé, les premières chaussures…..
L'humanité n'est qu'à son commencement, il y a tout à découvrir, comme un enfant qui découvrirait le monde.
Comme disait un certain M. Hulot : l'émerveillement est le premier pas vers le respect.
Quand le monde était encore monde, quelque chose de vaste, d'inconnu, à l'état de nature… Un retour aux sources en quelques sommes.
Serait-ce une nouvelle fois, une alerte écologiste, sur ce que le monde était, et nous pousse à regarder ce qu'il est aujourd'hui ou ce qu'il sera demain.
Je pousse loin, car tous les paysages sont fantasmagoriques, c'est avant tout un film pour enfants, tout comme les animaux préhistoriques qui ne sont pas historiques justement mais des spécimens chatoyants.

Alors même si au début la curiosité est teinté de bestialité, les Croods reniflent, regardent, approchent, se battent; la fascination pour les idées de Guy, et le monde qui leur fait découvrir, deviennent plus grands à mesure que leurs esprits s'ouvrent.

Il y a aussi dans ce film, l'angle du but à la vie. "A quoi ça sert tout ça ?" lance Eep à son père alors qu'ils sont dans la caverne au début.
Est-ce que la vie, c'est juste survivre en se terrant dans une caverne ?
Est-ce que la vie, c'est être auprès de celui qu'on aime ? Rester auprès de sa famille, ou suivre un "inconnu" ? Quelle mode de vie choisir ? sédentaire et apeuré ou nomade et libre ? Esprit cloisonné versus esprit inventif.

Ils semblent que tous les Croods y compris le père, rallient la raison existentielle de Guy : suivre le soleil. C'est une injonction à libérer nos modes de vie, à excepter la nouveauté et se tourner vers le positif, le savoir.
Tout est sublimé dans ce film, même la morale est fascinante et vieille comme Hérode : l'obscurantisme comme seul danger.

Un classique, de la trempe de Nemo. A revoir encore et encore !


Les Croods, une famille d'hommes de néendertal vit dans une caverne pour survivre, à un monde qu'ils considèrent hostile, sauf Eep, la jeune fille de la famille.
Une nuit, celle-ci croit voir un soleil à l'extérieur de la tanière, elle sort sans permission, et fait la connaissance de Guy, un nomade de son age, débrouillard.
Il lui explique ce qu'est le feu, que la fin du monde est proche, qu'il faut donc fuir loin, Eep refuse; il lui confie donc un coquillage pour l'appeler en cas de danger.
Le jour suivant, la caverne des Croods s'effondre, laissant découvrir tout un monde vegetal insoupçonné, derrière les rochers.
Menacés par un animal, ils plongent dans la jungle, qui est pour eux, un monde pleins de menaces : des singes leur tapent dessus, de gros chats les poursuivent, les cavernes pour la nuit ne sont pas nombreuses, il y a des bêtes carnivores/cannibales. Tout est nouveau est donc dangereux. La néophobie comme étendard.
Alors que la nuit est tombé dans la plaine ou ils viennent d'arriver, les Croods sont menacés par une nuée d'oiseaux. Eep appele Guy, qui accoure pour la/les sauver à l'aide du feu qui éloigne les oiseaux.
S'ensuit les présentations entre le feu et les Croods qui se situe entre la fascination et la peur, puis les présentations entre Guy et les Croods, soupçonneux.
les Croods ont besoin de son feu pour survivre.
Guy en otage, va devoir les suivre, et va leur apprendre à faire du feu, à pièger les animaux style gros dindon au lieu de courir après son oeuf, à nager, à marcher avec des chaussures, à se débrouiller seul en les séparant. Eep tombe peu à peu amoureuse et le papa est de plus en plus recalcitrant aux idées de Guy
Quant il comprend que sa famille est plus prete à suivre cet inconnu vers le soleil plutot que lui, père et mari, vers un endroit sure, il se met dans une rage folle et veut tuer Guy. Ils se retrouvent pris au piège dans du goudron. Guy partage alors  qu'il a perdu sa famille il y a longtemps et que son credo dans la vie, c'est de suivre le soleil. 
Finalement, cette conversation les rapproche, Guy n'est plus un étranger, son ambition est louable, et son penchant pour Eep est à demi-adoubée.
Grâce à une idée de Guy, ils parviennent à sortir du goudron, mais alors que depuis le début, ils font route vers la plus haute montagne pour rejoindre le soleil (demain) la terre s'écroule juste devant eux. Le père les lancent de l'autre côté du canyon qui vient de se former et reste seul dans les amas de rocher de l'autre côté.
Alors que le père se lie d'amitié avec le gros chat qui les poursuivaient, il entend au travers des roches et brouillards, le son du coquillage au loin.
Il croit sa famille en danger, et le père monte un stratagème pour les rejoindre et les sauver. Il se fabrique un dirigeable grossier avec toutes les découvertes récentes : la carcasse d'une baleine comme carlingue, le goudron qui colle, les oiseaux carnivores englués dans le goudron et le feu pour les faire voler à gauche ou à droite.
Son invention fonctionne et il les rejoint sur l'autre rive du canyon. Les Croods n'étaient pas en danger. Eep appelait juste son père par desespoir, croyant ne jamais le revoir, comme un hommage au travers de la brume.
La famille réunie, et avec Guy et tous les animaux de compagnie trouvés ça et là, ils font de l'errance leur nouveau mode de vie, suivant le soleil à l'horizon. FIN.

mardi 18 juin 2013

# Hotel Transylvania


Après avoir perdu sa femme, un papa vampire veut protéger sa fille Mavies des cruels humains.Il construit un sanctuaire/hotel ouvert uniquement aux monstres du monde entier. Mais un jour, un globe-trotter s'égare (humain) et découvre le splendide hotel, ses clients, et Mavies…


Film d'animation réussi. Sourire et larmichette.
Tous les monstres sont réunis : Frankenstein, comte Dracula, la momie, l'homme invisible, le loup garou, quasimodo, les sorcières, les armures ensorcelées, les squelettes, les gremlins, Big foot, les zombies...
Le scénario est bien ficelé. Quant l'exposition est terminée, on se demande à quel moment l'humain va être mordu pour etre intronisé dans ce monde spécial, pour rester près de sa douce.  Du suspense donc, et même si la fin devient lisible avant la fin (car après tout c'est un film pour "enfant") les rebondissements pour y arriver restent drôles.

La morale, qui consiste à faire réaliser au papa poule que "protéger" sa fille toute sa vie dans une forteresse aux fins fond des carpates, ne la rendra pas heureuse.
A un moment, il faut faire taire les peurs parentales de protection, pour faire passer les prérogatives de sa progéniture en premier. Mavies rêve de l'extérieur. Comme une ado, certainement idéalisé. Mais peu importe à 118 ans, il est temps de sortir du giron diabolique de la cape de son père.

Deux petites fausses notes : Force est de constater que le méchant qui veut cuisiner l'humain n'est autre que Quasimodo, cantinier de l'hotel, qui est accompagné à chaque apparition, d'accordéon franco-français ! Ras la casquette que les américains associent accordéon = France = les méchants.
Et au grand final, la tentative de "djeunisation" m'a déçue. Le comte Dracula aurait du rester à sa place : avec sa bande de potes OK, ou en papa attendri. Point. Là, c'est trop.
J'aurai préféré des images de Mavies autour du monde avec son amoureux, même en extrème fin, dans le générique par exemple.

Le dessin est fin. Même si les yeux sont éxagérés. Les décors sont superbes et pleins d'inventions. Le chateau est terrifiant et fidèle à l'imaginaire collectif du chateau de Dracula caché derrière une fôret hantée et un cimetière abandonné. Les effets spéciaux et les pirouettes s'enchainent sans perdre le spectateur au rythme de bossa nova dans le hall de l'hotel.

Au final, une belle surprise.
Le côté gothico-macabre est un pari risqué quand M. Burton a tout inventé. Mais là, c'est un film d'animation sans la mélancolie traditionnelle du grand maître, qui ne sait pas cru plus gros qu'un boeuf, est donc réussi. A revoir !

vendredi 30 décembre 2011

# Mission Noel

North Pole, très loin sur la glace. Il parait que ça n'est pas habité...Mais dans la famille Noel, je demande la mère Noel, le père Noel, papi Noel, Steeve, l'ainé des fils Noel et Arthur, le cadet pas très dégourdi. Le milliard qui reste, ce sont les lutins. Plus 8 ou 10 rennes.Steeve, alias le sosie de Rambo mais avec une barbichette en sapin, gère le Pole Nord, les lutins, et la nuit du 25 comme une multinationale (comprendre avec froideur et rentabilité...) Le traineau traditionnel est devenu un vaisseau sur dimensionné ultra connecté. Les lutins sont en commandos version guérillas urbaine de papier cadeau et camouflage, pour délivrer de sa tache le Père Noel vieillissant.Comme il gère déjà 98% du boulot, Steeve espère avoir le poste officiel cette année. Mais son père n'est pas prêt à prendre sa retraite. Et dans la nuit du 25, alors que tous pensent la mission Noel achevé; un cadeau n'est pas délivré. Le père Noel dort. Steeve s'en fiche. Seul Arthur, "aidé" de papi Noel, bravera ses peurs pour n'oublier personne.
Rien à redire. Un très beau conte de Noel. 
Des trésors d'inventivité : les lutins en call center ou en bataillon organisé.
La magie…première sortie pour Arthur, et il dessine les nuages avec le traineau.
L'esprit de famille; la difficulté à prendre sa retraite, la compétitivité, la dualité Noel à l'ancienne(traineau en bois)/Noel connecté, se fixer un but et y parvenir (car, oui, à un moment Arthur baisse les bras dans sa mission) et le big one : montrer qu'on est à la hauteur, si on croit en ce qu'on fait, qu'on est soi-même. Pouce en l'air, à revoir au moment de Noel, pour redevenir momentanément un enfant.

mercredi 9 novembre 2011

# Tintin et le secret de la licorne

J'ai lu il y a très longtemps Tintin et le secret de la Licorne, périple en 2 tomes d'ailleurs, ou Tintin aidé le capitaine Haddock a récupéré le château de ses ancêtres , Moulinsart, alors occupé par des brigands. 
Le secret de la licorne & 
Le trésor de Rackham LeRouge.


Dans le film, on retrouve Haddock bourré, la Catastafiore insupportable, Milou super-chien, les 2 flics les plus cons du monde Tompson & Tombson, Allan, et bien sur Tintin, plus vrai que nature : houppette, roux, esprit de déduction et pas froid aux yeux (les cascades marocaines valent le coup d'oeil….)
Je pense être bon public, et c'est un bon film ADAPTE de la bande dessiné, MAIS ce n'est pas la bande dessiné;  et c'est peut-être en cela que j'ai été un peu déçue : je m'attendais à une adaptation plus fidèle. 
La musique est grandiose comme d'hab' avec le grand maestro, John Williams (petit rappel de son palmarès : Star Wars, Indiana Jones, Jaws, et plus récemment Harry Potter) 
Un petit bémol cependant : (qui va de pair avec le gros bémol que je mets sur ce film) Messieurs ces américains associent la France (alors que Tintin est belge, mais bon, passons…) a l'accordéon, les clichés ont la vie dure.  Et donc, à chaque fois que les Dupont et Dupond apparaissent : coup d'accordéon en notes de fond. J'ai remarqué et ça m'agace !

Et j'en viens au gros bémol à proprement dit : le scénario est instable. Je m'explique.
C'est un film à rebondissements mais il y a des moments à vide, avec de la pseudo morale que j'ai trouvé un peu lourdingue. Etre sobre. Ne jamais abandonner (quand un mur se dresse sur ton chemin, démolis le au lieu de baisser les bras)…
Les scènes d'action sont à très bien ficelées : Milou (alias Snowey) qui poursuit son maitre, la scène du bateau, le vol plané dans le sable, la course aux parchemins dans le sultanat et les flashbacks sur les deux bateaux au 17ème. Mais l'ultime scène au port avec les grues de chargement était franchement abusée.

Franchement, jusque à la fin, je m'attendais à ce qu'ils fassent fondu au noir - suite au prochain épisode - et on aurait vu dans le générique de fin, Tintin et Haddock en train de rassembler leurs affaires pour rejoindre la petite ile sur laquelle  le chevalier de Haddoque laissa le trésor.

Un mot sur les images de synthèse : INCROYABLE ! Ce n'est plus un dessin animé, ce n'est pas un film. C'est Tintin. Mais on reconnait les traits de Jimmy Bell, et dans les yeux d'Allan, on voit Daniel Craig... Fascinant, beaucoup de progrès pour la motion capture.
Un gros J'AIME !

A noter, les allusions (j'aime en général - cela met des touches d'humour dans l'intrigue, comme si tous les films se répondaient) aux tomes de Tintin : Le crabe aux pinces d'or / Aux pays de l'or noir /  Les 7 boules de cristal / au Congo / en Amérique et Objectif Lune (dans le générique) /  Les cigares du pharaon (dans son bureau, articles au mur)
Quant à la patte du réalisateur....Tintin dans l'eau ne laissant dépasser que sa houppette telle un aileron de requin (Jaws) ou la scène de la course poursuite aux parchemins dans Baggaa est digne d'un Indiana Jones.

Finalement, je m'attendais à un peu moins d'esbroufe hollywoodienne et un peu plus de poésie belge (ex : des  plans larges sur Moulinsart, ou des espiègleries à la sauce "Boucherie Sanzot")



Quelque part en Belgique.
Tintin achète un voilier miniature. Aussitôt deux personnes surenchérissent pour l'acquérir à leur tour. 
Une mise en garde d'un des acheteurs potentiels. 
Une bataille chien et chat, et un mat du voilier cassé plus tard, un manuscrit secret roule derrière la commode de l'appartement de Tintin.Un meurtre sur son perron, un passage à la bibliothèque, une effraction au château de Moulinsart pas très discrète - il se fait repérer par le proprio - un cambriolage de l'appartement de Tintin plus tard. Et les Dupont et Dupond apparaissent.(les cannes et les chapeaux sont en promo !!) Un pickpocket rode.

Tintin découvre le parchemin derrière la commode et se le fait aussitôt dérober par le pickpocket. De retour chez lui, Tintin est assommé et emporté sur le cargo Karaboudjan. Emprisonné, fouillé et questionné à propos du parchemin, Tintin parvient à s'enfuir et tombe sur le capitaine du cargo complètement ivre, Haddock : dernier descendant du chevalier de Haddoque, illustre navigateur de la Licorne, propriétaire de Moulinsart, père de 3 fils à qu'il légua une miniature de son voilier chacun. Il comprend alors que son kidnappeur possède déjà un parchemin et veut les 2 autres. Tintin et Haddock s'enfuit du cargo, l'homme de main Allan et sa clique à leur trousse. 

Rattrapés en mer par un hydravion, ils se saisissent de l'avion, traversent un orage et se crashent en plein désert. Recueillis par l'armée, ils gagnent la ville de Baggha ou se trouve le 3ème voilier chez un émir arabe, friand d'opéra. Bianca Catasfiore, invitée au palais pour un concert exceptionnel, est accompagné de l'investigateur de la mutinerie du Karaboudjan. Par sa voix cristalline, la Catasfiore brise tous les glaces du palais, y compris la protection du 3ème voilier miniature que possède l'émir. Le kidnappeur de Tintin s'empare du parchemin dans le mat du voilier miniature. Et Allan se saisit du parchemin de Tintin. (les méchants ont les 3 parchemins pour décoder l'emplacement d'un trésor - là ou repose la Licorne) 

Dans une folle poursuite dans les rues de Baggha, Tintin parvient à empoigner les 3 parchemins et déchiffre le code. Mais il doit redonner les parchemins à son ancien ravisseur en échange des vies de Milou et Haddock. Les méchants partent/s'enfuient sur la Karaboudjan. Tintin a le code de la radio et les suit donc à la trace. Avec l'aide des Dupont et Dupond, Tintin "accueille" le cargo. Mais les méchants se défendent bec et ongles. Dans un ultime face à face, Haddock combat son ennemi juré. Il gagne. Les Dupont et Dupond emmènent les vilains en prison. Tintin, Milou et Haddock gagnent Moulinsart pour trouver dans une cave secrète la coiffe du chevalier de Haddoque et quelques pierres. Assez pour acquérir le château de Moulinsart en ruines et monter une expédition pour trouver l'épave de la Licorne (et le reste de sa cargaison d'or)


lundi 7 novembre 2011

# Un Monstre à Paris


Qui aime M, aimera le monstre.
Un fait historique comme toile de fond, un air de romance pour commencer.
Un brin de politique : l'homme providence...
Un soupçon de fantaisie : une puce atteinte de gigantisme s'humanise en chantant.
La découverte du dépassement de soi pour autrui, par amitié, par amour.
Un scénario qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Finalement, n'est pas monstre qu'on croit.
Un graphisme intéressant (dans la lignée des Triplettes de Belleville) avec pour une fois des visages pas trop parfaits à la Disney.
Et que dire de la bande son ? Vanessa Paradis, Sean Lennon et Matthieu Chedid."La Seine" reste en tête longtemps après la fin du générique.

Dans le Paris de 1905, la Tour Eiffel a les pieds dans l'eau. Lucille, jolie chanteuse brille à Montmartre. Emile, projecteur cinéma, et Raoul, le livreur un peu fantasque(un manteau en foin !!!) s'aventurent dans une serre ou la manipulation de potions transforme une puce en monstre tendre. Lucille le recueille et le baptise Francoeur - il deviendra son partenaire de scène. Tandis que le préfet, avide de popularité, veut tuer le monstre au plus vite, pour apparaitre comme un héros, Lucille avec l'aide d'Emile et Raoul le protège. Jeu de cache et course poursuite s'ensuivent. Mais la potion n'a qu'un effet momentanée : Francoeur redevient une puce.Le préfet est enfermé. La potion est recrée pour faire de Francoeur, un acolyte permanent. Lucille embrasse Raoul. Rideau. FIN.