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vendredi 21 février 2014

# Tempête de boulettes géantes 2 : l'île des Miam-nimaux

Est la suite de Tempête de boulettes géantes, sorti en 2009. L'intrigue du 2 commence là ou le 1 s'achève (après un petit résumé), sans discontinuité temporelle. Appréciable, à l'époque des sauts dans le temps...

Voilà un film péchu ! Si vous aimez l'humour des pubs Oasis "I'm fruiiiiiiiiit" Vous allez aimer ce film d'animations.

LE FOND
Tandis que dans le 1, la question (louable) de fond, était d'éradiquer la faim dans le monde, là, on parle de sauvegarde des animaux menacés, et d'écosystèmes.
On notera aussi l'allusion au firmes internationales qui se veulent tendances, blanches, épurées….et qui souhaitent lancer leur produit amélioré sous le nom : produit 8.0. L'Iphone 5.1 n'a qu'à bien se tenir.
Il se trouve que le CEO est le grand méchant du film : dans sa course effrené au progrès, il est pret à ratiboiser toute une île, s'approprier une invention qui n'est pas à lui, et exploiter des animaux innocents pour en faire des barres céréales….Tout un programme !!! 

N'oublions pas que c'est avant tout un film d'animation destiné aux enfants. Par conséquent, le manichéisme règne en maitre. Dans sa doudoune orange, le méchant yogi marche et ondule comme une limace sous acide. Son acolyte n'est rien moins qu'une ouran-outang qui aurait un cerveau humain, MAIS des yeux et ongles pailletés en mauves….Tous les deux complotent pour séparer Flint de sa famille, et arrivaient à leurs fins en le manipulant.

Voilà pour le fond. La forme est frénétique, multi-colore, et exubérante.
Il faut voir ce film comme un très grand délire (impropable, certes, mais) divertissant.

INTRIGUE
Le 1 faisait pleuvoir des cheeseburger, dans le 2, on surprend des fla-mangues, des cheddar-aignés et des cornichons pêcheurs… Le scenario est survolté, mais pour un oeil d'adulte, très lisible. 
Dès les premières minutes du film, on comprend vite que la morale finale fera primer la famille/amis en premier par rapport à un rêve de gosse qui, une fois adulte parait moins glorieux. L'amitié versus l'exploitation.
Le public adulte pourra aussi noter des références à Jurrasic Parc : des animaux étranges sur une île perdue….

PERSONNAGES
On retrouve les personnages attachants du 1 : 
le policier baraqué, qui voit sa barbe repoussé en un arrachage de tablier, 
le caméraman-medecin avec le petit accent du sud, qui arrête net un accouchement de vache pour les rejoindre
la jolie météorologue qui est réveillée et opérationnelle en moins de temps qui ne faut pour le dire, 
l'ex-star obèse du village reconverti en homme poulet vendeur de rue, 
le papa de Flint, avec son air bourru, qui adore pêcher et manger des sardines, sans oublier
Steeve, le singe savant, toujours sur l'épaule de son maître
Flint, l'inventeur génial, survolté par l'interet que lui porte son mentor (alias le méchant)

GRAPHISME
De même qualité que le 1, le graphisme a cela d'attachant, qu'il ne ressemble pas aux personnages Disney et autres Dreamworks, avec leurs grands yeux expressifs. Flint et sa bande, ressemblent à des héros de dessins animés. Caricaturaux et attachants. Par exemple, les oreilles ne sont pas dessinées et chacun a sa particularité physique pour aider les enfants à se reperer dans l'histoire. Sinon rien à dire sur les mouvements d'eau, de brouillards, les cheveux, qui restent à mon sens, les textures les plus difficiles à rendre vraisemblable. Bonne qualité.

Recommandations pour ce film :
- n' y aller pas le ventre vide. manger avant, car autant dire que voir autant de nourritures, toute mignonne soit-elle donne faim !
- y aller l'esprit détendu : c'est un grand délire donc pas trop d'esprit critique pendant, on se laisse porter. D'autant que le film donne une impression frénétique de toujours plus, toujours mieux, toujours plus vite (déjà le 1) Très rythmé, beaucoup de couleurs, des mouvements de "caméra", les bras des personnages dans tous les sens… 
- n'y allez pas, si vous êtes épileptiques.
- malgré le résumé au début, faites un combo : 1 & 2. L'état d'esprit de Flint, voulant faire ses preuves n'en sera que plus lisible.
Un moment sympa. A revoir.




Flint Lockwood avait construit une machine permettant de transformer l'eau en nourriture. Le Flitzbu#@;! (nom imprononçable) est devenu incontrolable et s'est mis à créer des tempetes de spaghettis à la bolognese géante (d'ou le titre du 1) des hamburgers, des montagnes de sorbet….Et la vie sur la petite île était devenue impossible.

Flint pensait avoir détruit le Flitzbu#@;!, ou au moins l'avoir désactivée. Mais il n'en est rien.
La super compagnie "I-tech" offre aux habitants de l'île devastée par la nourriture, de tout nettoyer et de les reloger en Californie en attendant. Et en plus, propose à Flint, une place d'inventeur dans leur super entreprise I-tech. Flint est ecstatique, tout le monde part de la petite île.

En réalité, le super méchant souhaite reconfigurer la machine pour servir les noirs desseins de son entreprise. Mais après 6 mois sur place, non seulement les équipes n'ont pas localisé le Flitzbu#@;!, mais elles sont portées disparues…les aliments de l'île ont pris vie et sont hostiles.
En Californie, Flint qui réalise le rêve de sa vie : inventeur chez I-tech, s'attend à une promotion, qui ne vient pas.
Le grand méchant le convoque dans son bureau, lui présente la situation sur l'île et l'enjoint à résoudre le problème : éteindre une bonne fois pour toute le Flitzbu#@;! en introduisant une clé usb. (reconfiguration I-tech)

Flint retrouve ses amis et son père pour l'aider dans cette aventure. Sur place, ils découvrent que le Flitzbu#@;! a généré toute une faune de Miam-nimaux et en même temps un micro-climat luxuriant. Le père reste sur le bateau par sécurité et l'équipe s'enfonce dans la jungle. Ils rencontrent Fraizie qui avale la clé usb. Et alors qu'ils s'appretent à se faire agresser par une cheddar-aigné, le grand méchant arrive pour surveiller l'opération de plus près, équipé de gardes armés. Fraisie "rend" la clé usb en compote de peur. 
Le plan est de trouver le Flitzbu#@;! sur l'île grâce à un localisateur bricolé sur place : toute l'équipe se rend donc à l'ancien labo de Flint, pour le fabriquer. Sur le chemin peu à peu, le grand méchant influence Flint sur sa famille, ce sont des obstacles à sa réussite, ses amis le trahiront un jour ou l'autre, en tentant de le tuer. Le localisateur terminé, il leur indique maintenant le chemin à l'autre bout de l'île, ils se remettent en route vers le Flitzbu#@;!.
Ils se font attaqués par un tacos géant, mais sauvés par l'équipe surarmée du grand méchant, ils continuent.
Cependant la météorologue comprend que les animaux ne font que se défendre pour protéger leur famille.
Et alors que celle-ci interpelle Flint sur le but de l'expédition une fois que la machine sera retrouvée, Flint se rallie au côté du grand méchant : arreter la machine à tout prix et éviter ainsi que les Miam-nimaux ne viennent envahir le continent. La météorologue le met en garde, qu'en arretant la machine, tout l'éco-système : jungle + miam-nimaux vont être détruit. Ses amis abandonnent Flint. Et une fois le dos tourné, capturés par les gardes surarmés du grand méchant.
Près du Flitzbu#@;!, Flint voyant une famille de guimauves, est pris de remords et ne peut arreter la machine. 
Le grand méchant introduit la clé usb, reconfigure le Flitzbu#@;!, le vole et balance Flint au fond de la caverne.
Et tandis que le grand méchant construit une usine de fabrication de barres nutritives à base de miam-nimaux capturés sur l'île et/ou fabriqués à partir du Flitzbu#@;!, Flint est sauvé par la famille guimauve qui le ramène auprès de son père au port.
Là, aidé de tous le miam-nimaux et Fraisie, le père construit une canne à pêche géante pour envoyer Flint très loin, directement dans l'usine diabolique en cours de fabrication. Le plan fonctionne.
Et alors que Fraisie libère tous ses copains miam-nimaux, Flint part secourir ses amis. Par toutes ses inventions récentes, Flint tente de les sauver. Steeve, son singe savant sort des rubans qui les enserrent et distrait suffisamment le grand méchant pour que Flint lui saute dessus. Il s'échappe avec le Flitzbu#@;! en croyant être invincible avec tout sa technologie, il est avalé avant la sortie par un cheeseburger sur pattes…
Flint replace le Flitzbu#@;! à sa place, qui refabrique aussitot des bébés cheeseburgers, ou des bébés guimauves.

Fin. Dans le générique, on comprend que Flint et sa famille s'installe sur lîle, cohabitant avec les miam-nimaux. Fraisie va même à l'école.

mardi 18 juin 2013

# Boule et Bill


Un papa, et une maman ont une vie paisible dans une maison avec jardin. Ils ont un petit garçon d'environ 7 ans. 
Le papa dessinent des robots ménagers, la maman donne des cours de piano. Ils recueillent un cocker facétieux. Le papa est muté à Paris, et toute la famille déménage dans une tour. Sur le chemin, ils adoptent une tortue. Entre le cocker et la tortue, c'est le coup de foudre.
S'adapter à la vie en immeuble n'est pas facile pour la petite famille, la maman ne peut plus exercer, le papa subit beaucoup de pression au travail, et Bill à défaut de pelouse, croit être abandonné/enfermé par ses maîtres et du coup, il fait des évasions/ballades. Le petit garçon, Boule, tente avec ses maigres moyens, d'arranger la situation. Maladroitement.
Le papa et la maman n'ont pas d'autres choix, à ce moment, que d'abandonner Bill, mais le petit garçon entend la conversation et décide de fuguer avec son meilleur copain à poils longs…dans le local à poubelles de l'immeuble. Emus par ce geste, les parents ne veulent plus se séparer du chien. 
Mais s'ils retrouvent leur garçon, le cocker est prisonnier d'une benne à ordures. S'ensuit une course poursuite.....en 2cv. 
Ils retrouvent Bill à la décharge, sain et sauf. 
Cette fugue fait prendre conscience au papa, que leur nouvelle vie ne leur correspond pas : il démissionne de son travail à Paris,  griffonne des personnages ressemblant à son petit garçon et à son diabolique cocker. La petite famille redemenage à la campagne, dans une maison avec jardin. La maman peut à nouveau donner des cours de piano, Boule rencontre son copain "humain" Pouf, avec sa casquette et sa tignasse.
Arrive aussi dans le panorama, la chatte de la voisine.
Et papa Boule devient ROBA, dessinateur tendre de Boule et Bill, et la boucle est bouclée.


Le pitch est simple : une famille traditionnelle adoptant un chien.
Le scénario est simple : déménagement à Paris avec toutes les implications : plus de jardin, déracinement, cohabitation avec des inconnus.
Les décors sont seventies, les jeux d'acteurs acceptables, peut-être un peu affecté, mais il y a Dubosc et c'est un film familial. Mention spéciale au voisin dépressif : Nicolas Vaude, horripilant au possible, -acteur à suivre sur la scène française; il était déjà très crédible dans son rôle de curé charmé/tourmenté par la belle Chloé (Nora Arnezeder) cf La croisière.

Le héros cher à notre enfance, cotoyant les Schtroumpfs et autre marsupilamis dans nos coeurs...Boule et Bill. Attention pour les incultes, Boule est le petit garçon et Bill, le cocker.
Caroline, la tortue. Maman Boule, Papa Boule, le voisin dépressif, dans le film. Pouf le copain à la casquette. Le charme du cocker y est pour beaucoup, car il "parle" avec la voix de Manu Payet. Une GROSSE madeleine de Proust.
En plus, pour de vrai, j'avais un cocker étant petite.
Je n'ai pas pu m'empêcher de penser que Duboscq qui essaye de se débarasser du chien, était un "méchant". En mode régression totale = vocabulaire manichéen.
Allez hop ! un chocolat chaud et au lit ! A revoir.

lundi 7 novembre 2011

# Un Monstre à Paris


Qui aime M, aimera le monstre.
Un fait historique comme toile de fond, un air de romance pour commencer.
Un brin de politique : l'homme providence...
Un soupçon de fantaisie : une puce atteinte de gigantisme s'humanise en chantant.
La découverte du dépassement de soi pour autrui, par amitié, par amour.
Un scénario qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Finalement, n'est pas monstre qu'on croit.
Un graphisme intéressant (dans la lignée des Triplettes de Belleville) avec pour une fois des visages pas trop parfaits à la Disney.
Et que dire de la bande son ? Vanessa Paradis, Sean Lennon et Matthieu Chedid."La Seine" reste en tête longtemps après la fin du générique.

Dans le Paris de 1905, la Tour Eiffel a les pieds dans l'eau. Lucille, jolie chanteuse brille à Montmartre. Emile, projecteur cinéma, et Raoul, le livreur un peu fantasque(un manteau en foin !!!) s'aventurent dans une serre ou la manipulation de potions transforme une puce en monstre tendre. Lucille le recueille et le baptise Francoeur - il deviendra son partenaire de scène. Tandis que le préfet, avide de popularité, veut tuer le monstre au plus vite, pour apparaitre comme un héros, Lucille avec l'aide d'Emile et Raoul le protège. Jeu de cache et course poursuite s'ensuivent. Mais la potion n'a qu'un effet momentanée : Francoeur redevient une puce.Le préfet est enfermé. La potion est recrée pour faire de Francoeur, un acolyte permanent. Lucille embrasse Raoul. Rideau. FIN.