jeudi 16 janvier 2014

Casse-Tête Chinois

15 ans après le début de son histoire avec Wendy, le couple bat de l'aile. Ils ont eu 2 enfants : Tom 8 ans, et Mia 4 ans. Bilingues et plutot malins.

Xavier veut aider sa pote lesbienne Isabelle, (avec qu'il est resté en contact depuis Barcelone et qui est en couple stable avec une américaine d'origine chinoise : Ju) a avoir un enfant. Wendy ne le comprend pas dans cette démarche ; et après un voyage professionnel à New-York, elle lui annonce qu'elle a rencontré quelqu'un et qu'elle emmène les enfants vivre avec elle, là-bas. Ils se séparent, Isabelle tombe enceinte.
Xavier, révolté et attristé, laisse ses enfants partir avec leur mère. Mais il se rend bien vite compte qu'il ne sera pas heureux sans eux, lui à Paris et eux à New York. Il part vivre près d'eux, aux United States of America !
Dans un 1er temps, il crêche chez Ju et Isabelle (enceinte de lui jusqu'aux oreilles). Il trouve un boulot de livreur à vélo, continue d'écrire les chapitres de son roman et les envoie à son éditeur en France. Il voit Tom, et Mia, une semaine sur deux. Mais ulcéré par leurs uniformes scolaires, Wendy ayant trouvé une école privée américaine à la va-vite à leur arrivée, sans en parler à Xavier, il engage une bataille juridique avec Wendy. C'est d'ailleurs son avocat working class qui lui soufflera l'idée d'un mariage blanc, pour rester sur le territoire ricain.

Ju, lui cède l'appartement dans Chinatown qu'elle occupait pendant ses études. Il peut accueillir ses enfants, continuait à écrire (difficilement) et recevoir Martine (petite copine de longue date) de passage à New-York pour le travail, et avec qui, il passe la nuit.
Suite à une histoire incroyable avec un taximan chinois, il épouse une américaine d'origine chinoise et obtient ainsi un visa de résident. 
Ils sont controlés à plusieurs reprises car le Bureau de l'Immigration, les soupçonne de simuler pour les papiers.
Isabelle accouche. Xavier se rend compte que son propre père est un étranger, mais qu'à un moment T, ses parents se sont aimés. Et alors qu'Isabelle lui avait dit : "tu ne seras pas un père au sens strict du terme", il décide de prendre sa place de père. Il en parle à Tom et Mia, qui le prennent très bien d'avoir une demi petite soeur.
La jeune maman, Isabelle prend une maîtresse sous les traits.... d'Isabelle : 15 ans plus jeune, belge francophone comme elle et nourrice de sa fille. Sans cautionner le comportement de sa pote, Xavier lui prête pourtant les clés de son appart pour leurs 5 à 7.
Martine revient le voir pour les vacances de printemps, cette fois avec ses 2 enfants : Lucas, l'ado et Jade, sa fille de  6 ans. Les 4 enfants s'entendent très bien, les parents aussi…

Une après-midi tranquille au square tout va se compliquer !
le Bureau de l'Immigration rend une visite surprise au domicile de Xavier à Chinatown, mais il n'est pas chez lui et ne vit pas avec sa prétendue femme, mais avec Martine et leur 4 enfants. Pire, c'est à ce moment précis que les 2 Isabelle s'envoient en l'air à son appart. Et Ju, conjointe officielle d'Isabelle, toujours propriétaire l'appelle lui signalant qu'elle le rejoint là-bas.
Xavier laisse les 5 enfants à Martine au square, court jusque chez lui et sur le trajet, appelle sa fausse femme qui court aussi pour rejoindre son faux mari et Isabelle (qui ne répond pas) pour la prévenir d'arrêter ses galipettes car Ju arrive...
Xavier arrive in extremis, met les 2 Isabelle sur le toit, et accueille Ju, comme si de rien n'était,sa fausse femme arrive à temps. Les 3 agents du Bureau de l'Immigration, qui voyant les affaires de Martine partout pense que ce sont celle de la fausse femme. Rassurés ils s'apprêtent à partir, jusqu'à ce que Martine rentre du parc avec les 5 enfants. Xavier la fait passer pour la nourrice. Ju s'étonne que sa fille soit là, avec Xavier et Martine et pas avec Isabelle, comme elle le pensait. Voyant son père paniqué, le petit Tom raconte qu'il a demandé à Isabelle de passer du temps avec sa petite soeur...maintenant qu'il est au courant que son père est le père.
Au terme de la bataille d'avocats, Wendy et Xavier parviennent à un accord et Tom et Mia changent d'école. Wendy se remarie.
Les vacances de printemps touchent à leurs fins : Martine lui propose de se (re)mettre ensemble, mais Xavier a des doutes.
Encouragé par son fils Tom, il court la rejoindre à l'arrêt de bus. Ils vont vivre tous ensemble à New-York ; lui, elle, leurs 4 enfants. Il faut juste lui trouver un (faux mari) américain !





A savoir, chez Grand Ecran, Petite critique, on n'aime pas laisser les lecteurs sur le carreau. Donc il faut savoir que ce film est une suite : le 3ème volet d'une trilogie initiée par M. Klapisch en 2002 avec L'Auberge Espagnole suivi en 2005 par Les Poupées Russes. On y suit la vie de Xavier (Romain Duris), dans le n°1, à Barcelone, pendant une année Erasmus, dans le n°2, entre Paris, Londres et St Petersbourg au fil de ses déboires amoureux, et là, le n°3, à New-York pour ses enfants. 

Xavier est auteur. Il écrit des livres sur sa vie. Le film est une mise en abîme du travail d'écriture, puisque comme dans le n°1 et le n°2, Xavier s'adresse aux téléspectateurs leur expliquant que sa vie "ça part tellement dans tous les sens, qu'il vaut mieux qu'il reprenne depuis le début..." On suit donc sa voix intérieure au fil des chapitres et ses angoisses de pages blanches. Pour accoucher, il est aidé dans sa démarche par son éditeur, Dominique Besnehard, qui croit beaucoup au pouvoir pécunier de son 3eme tome. Voilà pour le cadre du film.

Maintenant, comme toujours chez Klapisch, beaucoup de sujets s'entremêlent, pour ne pas céder à la facilité de traiter un sujet/un film, mais aussi pour donner de l'écho aux problèmes de Xavier : la vie c'est compliqué, la preuve !

- Xavier et l'amour
L'Amour est et, l'Amour n'est plus. 
avec Wendy, ça a l'air simple. il ne s'est pas battu pour la reconquérir. il a accepté la séparation, car lui-même sait qu'ils ne sont plus amoureux.
avec Isabelle, c'est une bromance, et impuissant (un temps) face à la détresse maternelle de sa pote, il lui donnera finalement la plus preuve d'amitité du monde : son sperme !
avec Martine, ça a évolué, elle le dit elle-même : il y a 15 ans, un couac entre eux aurait mis 1 semaine à se resoudre, chacun faisant la tête de son côté, là, en 1 phrase c'est réglé.
Martine a muri, elle est moins révolutionnaire, alter-mondialiste, mais plus pragmatique. Etre 2 fois maman et businesswoman, l'a rendu plus directe, l'age aussi, à 40 ans, elle sait ce qu'elle veut et elle le dit. Une femme de son époque finalement.

- Xavier et le New-York réel
il le dit dans son roman : quand on arrive à NY, on n'a pas accès tout de suite aux building et aux appartements terrasses, il faut commencer du bas et, Downtown, Xavier mange du goudron au kilomètre. Avec toutes les séries et films américains, nous, européeens, on voit les Etats-Unis comme un monde blindé de tunes où les seuls problèmes sont de savoir si Brenda va coucher avec Kevin ou Ryan…. La vie concrète aux States, c'est aussi la galère du logement, les appartements insalubres, la violence à coup de batte de baseball, le racisme anti "foreigners", le controle des agents en costumes noirs, un dédale de métros et aussi l'embauche facile, les papas poules modernes, les matelas king size et des communautés dansantes et soudées.
Dailleurs "there are RULES & rules"….. la loi et son contournement. La bataille juridique entre Wendy et Xavier est pretexte à se moquer du système : les avocats sont une industrie. Beaucoup de blabla pour des broutilles, ici le choix d'une école. Mais Xavier et Wendy, n'arrivent plus à se parler calmement.
L'avocat low cost de Xavier lui suggère de partir à la chasse, pour trouver une américaine à épouser, s'il souhaite rester sur le sol américain et ainsi continuer à voir ses enfants.
Il lui conseille aussi de trouver un boulot illégal et revenir le voir, pour le rendre "légal"… Les américains seraient ravis de savoir que le réalisateur chouchou des jeunes français, leur explique comment contourner la loi du visa touristique…..

- Xavier et la paternité
Bien plus que dans les 2 premiers opus, il est question ici, de la place de fils et de père.
il n'a rien partager avec son père, on comprend qu'il veut être complice avec Tom et Mia.
il accepte (soulagé) d'être un "papa de loin" pour le bébé d'Isabelle et se laisse attendrir à la maternité.
il se bat non pas pour la garde alternée avec Wendy, qui a compris que ses enfants ont besoin de voir leur père, mais 1) pour rester près d'eux géographiquement et 2) pour conserver sa légitimité de décisionnaire quant aux choix d'éducations de Mia et Tom.
la paternité c'est aussi au quotidien, il n'y a pas que les grands moments…..les moments vides sont aussi importants : marcher dans la rue en silence avec la main de sa fille dans sa main, ou regarder les Simpsons en mangeant du Mac Do, repeindre son salon en bleu…la vie quoi !
Il se lie d'amitité avec un groupe de papa divorcés au square du coin, et l'évocation du quotidien des familles recomposées fait sourire.

- Xavier et sa vie de quadragénaire
Xavier le répète, et à Martine et à Isabelle : à 40 ans, fini les bêtises !
Mais les bêtises, c'est quoi ? se sentir jeune de nouveau ? pour Isabelle, c'est l'infidélité, la sensualité retrouvée. Martine, elle, semble être épanouie en businnesswoman traitant avec des chinois
Après 15 ans de confort sentimental et financier, Xavier recommence tout dans une nouvelle ville, étrangère de surcroit. En papa moderne, il doit se composer une nouvelle vie : logement, travail alimentaire, travail d'écriture, amour, comme si la galère de l'Auberge Espagnole recommençait. Mais il y a des enfants dans l'engrenage.
Dailleurs comme le film est sa vie et sa vie est le roman qu'il écrit, à un moment, il ne peut pas écrire et s'occuper de ses enfants, il abrège une conversation avec son éditeur. Mais c'est quand il est avec eux, qu'après il a des choses à raconter. Sinon c'est le néant. Dans ces moments de creux, Heidegger et Heggel viennent le soutenir. Scènes décalées et hilarantes ou Xavier conversent avec des apparitions des philosophes allemands.
Jusqu'à la scène finale sur le toit, la construction du livre et de sa vie s'entrecroisent, car Besnehard, l'éditeur ne veut pas de happy end. Il parle bien évidemment du roman. Mais l'ambiguïté reste. 

Mon avis : a revoir en mode marathon Klapish  : L'Auberge Espagnole, Les Poupées Russes, et Casse-Tête Chinois à la suite avec escale pop-corn.
On rit aux situations, aux propos, on a la gorge nouée sur les pourquoi et les séparations.
Casting impeccable, comme d'hab : chapeau au nouveau mari de Wendy, l'archétype de l'américain charpenté comme un quaterback;  chapeau bis pour l'apparition de Kyan Khojandi de Bref, que j'adore.  Panoramas et décors aux cordeaux. Dialogues justes.
Klapisch a évolué avec son public, l'heure n'est plus à l'amitié européenne, en passant l'Atlantique, il nous dresse une toile politique sur la mondialisation.
Et pourquoi pas un opus 4 en Chine ?

lundi 6 janvier 2014

# Au Bonheur des Ogres


Benjamin Malaussène est un grand frère modèle, qui fait ce qu'il peut pour faire vivre ses frères et soeurs, laissés en plan par une mère en cavale. Et si ça inclut d'être bouc-émissaire au bureau des réclamations d'un grand magasin parisien (comprendre se faire insulter, rabaisser et quand ça n'est pas le cas, servir de bouche-trou technique dans la boutique), alors oui, il veut supporter ce fardeau.
En plus, la cadette est enceinte, et n'ose pas lui dire, la benjamine se voit déjà voyante/médium, le suivant, non content de se faire remarquer à l'école, construit des bombes artisanales dans la salle de bain de leur appartement insalubre, et le petit dernier rajoute au marasme ambiant, avec une enquête de la DDAS, sans oublier le gros chen malade.

Mais tout va basculer quant Benjamin, toujours de bonne composition pour aider ses collègues, se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment. Par deux fois, il va échapper à un attentat contre le magasin croit-il alors. Très vite, les soupçons de la police se posent sur lui; police qui d'ailleurs a du mal à saisir la teneur de son travail.
Après la 1ere bombe, Benjamin rencontre une jeune voleuse qu'il extrait in extremis des intentions douteuses du chef de la sécurité. Ils sympathisent et la police les croit complices. La jeune femme est réalité une journaliste qui menait une enquête discrète sur les moeurs dans les cabines d'essayage…

2 bombes en très peu de temps contre le même magasin, la police qui l'interroge alors qu'il ne sait rien, Benjamin commence à se poser des questions… Il trouve en parti des réponses en conversant avec son ami, le gardien de nuit, Stojil.
Les deux bombes, comme par hasard, ont tués 2 des plus anciens collègues du "Bonheur Parisien", amis intimes de l'ancien directeur, feu M. Sinclair, père de l'actuel.
Celui-ci convoque Benjamin dans son bureau austère, inquiet de savoir ce que celui-ci a dit à la police. Il le met en garde de ne rien divulger à qui que se soit, ni aux journalistes, ni aux policiers au risque de perdre son emploi ou pire… Benjamin en parle à la jolie journaliste et après quelques recherches, et une entrée par effraction dans le bureau de Sinclair , ils reconstituent le puzzle.

Sinclair a pris le magasin en héritage, mais la vérité est que son défunt père le méprisait et que selon ses volontés, le magasin ne lui revenait pas. Pire encore, son père, ainsi que 3 autres collègues se servaient de la boutique pour enlever de jeunes garçons.....Jeunes garçons dont la disparition mystérieuse au magasin est passé à la postérité dans la rubrique faits divers.

Sinclair, pour se venger de son père, a tué les complices encore vivants et pour se donner bonne conscience, affirme que c'est pour rendre justice aux petits enfants disparus à l'époque. Le directeur avait tout orchestré de façon à ce que se soit Benjamin qui soit accusé, et qu'il meurt lors du dernier attentat. Mais la police est sur place. Benjamin intercepte la dernière bombe et la police arrête Sinclair.






Film adapté d'un roman de Daniel Pennac, je vais être honnête : je n'ai pas lu le bouquin de Pennac avant, ni après le film. J'aime pourtant faire le devis comparatif entre l'oeuvre originale et l'adaptation, mais le crime des ogres m'a refroidi... L'ellipse dans le film quant à la teneur des crimes a été la bienvenue et plus que suffisante pour imaginer.

En écrivant ces lignes, la bouffée lyrique qui s'empare de vous pendant 1h30 est retombée. A mon grand malheur.
Ce film est une bulle colorée.

Le jeu d'acteur est pétillant.  Chapeau à Raphael Personnaz, qui joue le jeune dépassé par les évènements à ravir. Petit acteur à suivre, à mon avis. cf. Marius (adaptation de Pagnol par Auteuil en 2013)
Le casting interessant : Bejo, Kusturica, Neuvic, Bernier, De Tondellec, qu'on a plaisir à voir ailleurs que dans son rôle de père de famille Lepic dans Fais pas ci, Fais pas ça sur France 2.
Les décors sont fantasmés.  Le scénario oscille entre réalité sociable misérable, et contes pour enfants.
Bien sur, ils vivent à 5 dans un appartement minable mais leurs vies multicolore contraste avec le froid dessein du directeur du grand magasin. Le titre du film vient du mélange du nom du magasin dans lequel travaille Benjamin "Au Bonheur Parisien" et le nom qu'il donne aux méchants dans les histoires du soir qu'il raconte à ses frères et soeurs "les ogres". La référence à Zola est aussi évidente.

L'ambiance du film est cocasse; entre sympathie pour le pauvre qui doit assumer toute une famille, un chien malade, un boulot de merde, et des rebonds comiques quand les enfants jurent, tirent les cartes, fabriquent des bombes, et essayent de comprendre ce qui arrive à leur grand frère. La petite romance avec la belle journaliste fait sourire.
On rit de bon coeur, pas de larmes, on serre les dents sur l'évocation du crime des ogres.
A revoir

# 9 mois ferme


Ariane, une quadra célibataire et très coincée même pour une juge.
Nolan, un cambrioleur simplet, accusé de cannibalisme oculaire.
Une nuit du 31 décembre arrosée…
6 mois plus tard et un déni de grossesse. 

Ariane mène son enquête pour savoir qui est le père…avec une recherche génétique et les fichiers judiciaires, la juge retombe rapidemment sur Nolan, le cambrioleur, déja incarcéré préventivement pour globaphagie.

La consultation de son dossier a alerté le policier qu'il l'a interpellé, ni une, ni deux, il introduit le prevenu dans le bureau de la juge pour, pense t'il, l'instruction de son dossier. Ariane, confronté au père de son bébé non désiré, rendre dans une rage folle et accuse Nolan de n'importe quels crimes et délits.
Nolan reconnait la femme bourrée avec qui il a eu une aventure d'une nuit, il est reconduit en prison, il s'en évade le soir même et rentre par effraction au domicile d'Ariane, qui est sur le point de provoquer un accident pour "avorter" (situation dite du saut de l'ange en pyjama.) Nolan intervient in extremis.

Il conclut un pacte avec Ariane, si elle l'aide le restant de sa grossesse à le disculper du cannibalisme oculaire, il ne dira rien de ses activités nocturnes.
Ariane accepte, réticente. Elle récupère le dossier auprès d'un confrère. et retourne chez elle avec Nolan. Après étude du dossier, la juge arrive à la conclusion qu'elle est l'alibi du cambrioleur  : la nuit de la mutilation occulaire était le 31 décembre, nuit ou la juge et Nolan concevait le petit "Steeve" sur des poubelles….

Elle n'en dit rien à Nolan, mais alors qu'il s'apprête à prendre la fuite, acceptant que la juge a tout fait, mais n'a pu trouvé de solutions, un policier frappe à la porte de la juge. Nolan court se cacher dans la chambre d'Ariane, alors que celle-ci ouvre la porte. Le policier en charge des recherches de Nolan vient la prévenir personnellement qu'après son évasion de la prison, Nolan aurait été aperçu dans le quartier.
Mais pendant qu'Ariane couvre Nolan, celui-ci découvre les résultats du test de paternité, il est le père !
Un dialogue poignant avec la juge s'en suit ou celle-ci ne veut (ne sait) pas (encore) dire ce qu'elle fera de l'enfant, elle réaffirme que le père est débile et taré sans plus d'explications. Nolan comprend qu'elle est déterminée à ne pas lui donner sa place de père, il part en cavale.

La vie reprend son cours, Ariane est promue et Nolan interpellé. Son procès pour globaphagie est très médiatisé et alors que tout semble foutu pour Nolan avec une juge (patronne d'Ariane) intraitable et un avocat clownesque. Ariane intervient in extremis.

Elle vient à la barre témoigner en faveur de Nolan : elle invalide les charges en invoquant l'alibi du 31 et la preuve dans son ventre…. La cour est sidérée, Nolan reconnaissant, est disculpé et dans la folie collective Ariane s'évanouit.


En tant que juge suprême, son comportement a été inapropriée, elle est rétrogradée et desormais maman. Nolan rentre chez elle par effraction pour voir son fils. Et au-dessus de son berceau, ils cherchent ensemble un prénom…



Une comédie de et avec Dupontel. Ce film est une farce ou un conte, au choix.Le tour de force de M. Dupontel est de maintenir un climat absurde, avec notament les alibis farfelus inventés par Nolan pour se disculper ou cette charge de globaphagie… tout en insufflant un vent d'humanité, salvateur pour la juge Ariane.
De juge inflexible, elle va devenir maman. Car bien évidemment à la fin du film, elle finit par accepter son nouveau statut de mère, accepte que le père est peut-être taré, mais innocent.
La morale de ce film est là, simple et attendrissante : l'innocence, pour les deux parties et une sorte de seconde chance.
La juge redonne son statut d'innocent (victime judiciaire de son état, en tout cas pour le motif de cannibalisme oculaire, car il reste néanmoins cambrioleur) à Nolan 
et Nolan en retour, et malgré lui, redonne son innocence à la juge désabusée par tous ses dossiers de crimes et délits qui s'empile dans son bureau, par le biais d'un chérubin.

Pour le reste : le jeu des acteurs, le casting, les décors, costumes, musiques, rien à redire. On passe un bon moment. On rit de bon coeur. cf le running gag sur le mot "perruque"

Clin d'oeil pour les seconds couteaux : Philippe Duquesne, Bouli Lanners, et le très bon Christian Hecq qui joue le mielleux fourbe à merveille, Yolande Moreau (la mère de Nolan) et Jean Dujardin, traducteur de langue des signes improprable.

Eh ! Au fait, vous avez déjà vus les autres films de Dupontel, réalisateur ? 
Bernie, le Vilain, Enfermés dehors.. Moi pas, je m'en vais résoudre cette erreur judiciaire de ce pas.
A revoir.

lundi 4 novembre 2013

# Les Croods

Film d'animation. Je passe rapidement sur la composition de la famille "traditionnelle", les bons sentiments, le graphisme des grands yeux.

Du grand Dreamworks, en 3D en plus, j'ai noté les paysages époustouflants, les couleurs luxuriantes, les textures, les effets spéciaux de torsion (corps de Eep quand elle escalade ou les nuées d'oiseaux) et le rythme du film (alternance entre moments tendres, droles et action), les nombreux gags, les anachronismes (les freins du mammouth, l'histoire du soir comme à un enfant…) et le running gag de la vieille belle-mère que le père espère voir canner…

Beaucoup de sujets s'entremelent mais s'il ne s'agissait que de gros gags sur la préhistoire, ce ne serait pas du grand Dreamwork… Double lecture.
Il est question ici : 
- de l'affaiblissement de la place du père au sein de la cellule familiale
- du monde qui se délite autour de nous, et où la fuite en avant et la famille comme valeur refuge sont devenus gage de notre survie émotionnelle.
Il est question de sexe : beaucoup auront zappé cet angle, mais Eep, la jeune fille en fleur amoureuse de Guy, et le père qui fait tout pour les séparer. La fille se détache de la famille et veut prendre son envol, crée sa propre famille; mais le père ne veut pas que sa fille s'accouple ? car quel age a t'elle en réalité ? Eep est formée, plus petite que sa mère en taille, et insolente comme une ado. Faut-il y voir un cliché de série/film américain sur les ados, ou les parents sont des empecheurs de tourner en rond ? Ou de façon plus glauque, la guerre des males alpha, car Eep est arrivé à maturité sexuelle ?

Retournons vers l'innocence… Les Croods c'est surtout le film des premières fois.
Le premier feu, la première idée, le premier piège, le premier déguisement en fleur, la première vue du ciel étoilé, les premières chaussures…..
L'humanité n'est qu'à son commencement, il y a tout à découvrir, comme un enfant qui découvrirait le monde.
Comme disait un certain M. Hulot : l'émerveillement est le premier pas vers le respect.
Quand le monde était encore monde, quelque chose de vaste, d'inconnu, à l'état de nature… Un retour aux sources en quelques sommes.
Serait-ce une nouvelle fois, une alerte écologiste, sur ce que le monde était, et nous pousse à regarder ce qu'il est aujourd'hui ou ce qu'il sera demain.
Je pousse loin, car tous les paysages sont fantasmagoriques, c'est avant tout un film pour enfants, tout comme les animaux préhistoriques qui ne sont pas historiques justement mais des spécimens chatoyants.

Alors même si au début la curiosité est teinté de bestialité, les Croods reniflent, regardent, approchent, se battent; la fascination pour les idées de Guy, et le monde qui leur fait découvrir, deviennent plus grands à mesure que leurs esprits s'ouvrent.

Il y a aussi dans ce film, l'angle du but à la vie. "A quoi ça sert tout ça ?" lance Eep à son père alors qu'ils sont dans la caverne au début.
Est-ce que la vie, c'est juste survivre en se terrant dans une caverne ?
Est-ce que la vie, c'est être auprès de celui qu'on aime ? Rester auprès de sa famille, ou suivre un "inconnu" ? Quelle mode de vie choisir ? sédentaire et apeuré ou nomade et libre ? Esprit cloisonné versus esprit inventif.

Ils semblent que tous les Croods y compris le père, rallient la raison existentielle de Guy : suivre le soleil. C'est une injonction à libérer nos modes de vie, à excepter la nouveauté et se tourner vers le positif, le savoir.
Tout est sublimé dans ce film, même la morale est fascinante et vieille comme Hérode : l'obscurantisme comme seul danger.

Un classique, de la trempe de Nemo. A revoir encore et encore !


Les Croods, une famille d'hommes de néendertal vit dans une caverne pour survivre, à un monde qu'ils considèrent hostile, sauf Eep, la jeune fille de la famille.
Une nuit, celle-ci croit voir un soleil à l'extérieur de la tanière, elle sort sans permission, et fait la connaissance de Guy, un nomade de son age, débrouillard.
Il lui explique ce qu'est le feu, que la fin du monde est proche, qu'il faut donc fuir loin, Eep refuse; il lui confie donc un coquillage pour l'appeler en cas de danger.
Le jour suivant, la caverne des Croods s'effondre, laissant découvrir tout un monde vegetal insoupçonné, derrière les rochers.
Menacés par un animal, ils plongent dans la jungle, qui est pour eux, un monde pleins de menaces : des singes leur tapent dessus, de gros chats les poursuivent, les cavernes pour la nuit ne sont pas nombreuses, il y a des bêtes carnivores/cannibales. Tout est nouveau est donc dangereux. La néophobie comme étendard.
Alors que la nuit est tombé dans la plaine ou ils viennent d'arriver, les Croods sont menacés par une nuée d'oiseaux. Eep appele Guy, qui accoure pour la/les sauver à l'aide du feu qui éloigne les oiseaux.
S'ensuit les présentations entre le feu et les Croods qui se situe entre la fascination et la peur, puis les présentations entre Guy et les Croods, soupçonneux.
les Croods ont besoin de son feu pour survivre.
Guy en otage, va devoir les suivre, et va leur apprendre à faire du feu, à pièger les animaux style gros dindon au lieu de courir après son oeuf, à nager, à marcher avec des chaussures, à se débrouiller seul en les séparant. Eep tombe peu à peu amoureuse et le papa est de plus en plus recalcitrant aux idées de Guy
Quant il comprend que sa famille est plus prete à suivre cet inconnu vers le soleil plutot que lui, père et mari, vers un endroit sure, il se met dans une rage folle et veut tuer Guy. Ils se retrouvent pris au piège dans du goudron. Guy partage alors  qu'il a perdu sa famille il y a longtemps et que son credo dans la vie, c'est de suivre le soleil. 
Finalement, cette conversation les rapproche, Guy n'est plus un étranger, son ambition est louable, et son penchant pour Eep est à demi-adoubée.
Grâce à une idée de Guy, ils parviennent à sortir du goudron, mais alors que depuis le début, ils font route vers la plus haute montagne pour rejoindre le soleil (demain) la terre s'écroule juste devant eux. Le père les lancent de l'autre côté du canyon qui vient de se former et reste seul dans les amas de rocher de l'autre côté.
Alors que le père se lie d'amitié avec le gros chat qui les poursuivaient, il entend au travers des roches et brouillards, le son du coquillage au loin.
Il croit sa famille en danger, et le père monte un stratagème pour les rejoindre et les sauver. Il se fabrique un dirigeable grossier avec toutes les découvertes récentes : la carcasse d'une baleine comme carlingue, le goudron qui colle, les oiseaux carnivores englués dans le goudron et le feu pour les faire voler à gauche ou à droite.
Son invention fonctionne et il les rejoint sur l'autre rive du canyon. Les Croods n'étaient pas en danger. Eep appelait juste son père par desespoir, croyant ne jamais le revoir, comme un hommage au travers de la brume.
La famille réunie, et avec Guy et tous les animaux de compagnie trouvés ça et là, ils font de l'errance leur nouveau mode de vie, suivant le soleil à l'horizon. FIN.

# Les Gamins


THE comédie de l'année 2013

Chabat joue le dépressif à merveille.
Max le trentenaire paumé.
Ce deux là, ce sont trouvés.L'un va croire en un rêve, l'autre va en faire un dans lequel il serait toujours jeune. Et les femmes trinquent. Avec une happy end !


Pouce en l'air pour cette pépite raffraichissante du printemps.
On sourit aux répliques cinglantes, on s'attendrit sur la naissance d'un couple auquel on croit : Bernier/Boublil sont charmants.

La crise de la cinquantaine tardive de Chabat se répand non pas sur "qu'est ce que j'ai fait de ma vie", mais "ma vie est merdique actuellement". Monsieur a vendu son entreprise, il a une retraite morne et sa femme, eh bien, il a oublié qu'il l'aimait.
Mention à Kimberlain, qui joue le cliché bobo parisien à son paroxysme : écolo, politisée, farandole de soja, son, et avoine, et son grand projet humanitaire au Burkina Faso en mantra. En un mot : une épouse saoulante.

Boublil, lui c'est différent, le syndrome post-ado pas fini. Le trentenaire paumé dans toute sa splendeur. Il a peur de l'engagement, peur de se planter, peur de se gacher dans une destinée qui ne serait pas la sienne. Il est compositeur-interprète, mais pour vivre il fait des mariages, ou du télé-conseil. OUéééé !

Pour échapper à leurs quotidiens grisouille, ils vont se perdre dans le divertissement effrené comme des gamins : boîtes, bédo, draguouille, achats impulsifs, cocktails mondains, soirées. Jusqu'à redescendre sur Terre en plein désert marocain, Boublil le premier, en jetant la vérité au visage de Chabat médusé ( de temps de maturité de son jeune pote qui a su voir ce que lui ne voit pas encore) Ce quotidien de paillette n'est pas pour lui.
Il tente de récuperer Bernier. Trop tard. Elle a trouvé un autre amoureux par dépit.
Pour autant, il n'a pas perdu l'amitié de Chabat qu'il l'accueille chez lui. Il compose quelques chansons sur son chagrin d'avoir perdu Bernier.
Chabat a reconquis sa femme au prix d'une bataille avec un vieux beau.
Autant de paillettes n'étaient pas pour lui non plus. Il aime sa vie, sa maison, sa batterie, sa femme. Il suffit juste de réinsuffler de la passion dans le quotidien. 

Happy end très drôle avec Kheiron dans le rôle de Mahmoud Ahmadinejad, un congrès politique ou Boublil parvient à ses fins.
C'esst beau les films, quand on peut avoir LA fille et la Musique !

Chapeau bas pour la bande son : les chansons du moment mais version chorale anglaise. Envoutant.

Pour les guests, on nous sert le gratin. Kheiron, Bruel, et le grand Iggy Pop, rien que ça.
Mention spéciale aussi pour l'ado-star "Mimi Zozo" horrible en enfant gatée : top 5 des personnages qu'on aime detester.

# Les Profs



Résultats du bac 2012 : le lycée Jules Ferry est la honte de la France. Le rectorat envoie donc une équipe de choc pour remonter le niveau : 7 profs respectivement chimie, philosophie, sport, français, anglais, maths et histoire; la lie éducative avec le postulat suivant : moins et moins font plus….en envoyant les pires profs dans le pire bahut, on peut s'attendre à des resultats surprenants. 

Et ça sera tout pour le pitch.
Car vous dévoiler l'intrigue pour ce film, ce n'est pas foncièrement possible. C'est un film à gags.
Exercice difficile qui s'annonce car bien que très sceptique quant à l'humour des Robin des Bois, je suis une inconditionnelle de Pierre-François Martin-Laval, qui campe ici le prof d'histoire, en boucle sur Napoléon, mais avant tout réal du film.
Et ça, ça y fait ! On se laisse attendrir par les bons sentiments, l'envie d'y croire, les rebondissements et les beaux discours, parce qu'avec une bande de tarés pareils, eh bien, oui, oui, ils vont exploser la moyenne de 50% de réussite au Bac.
Parce qu'avec PEF, c'est tout l'univers du lycée qui vous saute à la figure, mais en mieux, en plus déjanté, je dirais même en plus enchanté.
les profs sexys, les profs loufoques, les profs qui lancent des craies, des profs qui installent des climats de classe bizarre….(cf. Christian Clavier, mention spéciale, il arrive à faire oublier son rôle de bourgeois énervé qu'il campe à son habitude) on en a connu ! 
Et tout ce qui fait la vie d'un lycée : le CPE aux aguets, les cancans entre profs, le proviseur alarmé, les retards, les mots des parents, les conseils de classe avec délégués, la cantine, la fumée dans les wc….

Et PEF arrive à mixer la nostalgie de l'adolescence, dans un décor sympa (la réalité du lycée gris béton est oublié) avec des archétypes de cancres attachants (les profs bien sur) - à se demander comment ils ont obtenu leur CAPES - et en face pour faire bonne mesure, des caricatures d'élèves : le Terminal "de carrière", la bécheuse, le gros copain sympa "shrek", et le CPE rabajoie…. 
C'est un beau scénar. C'est une belle distribution. Toute la clic du cinéma et de la scène humoristique s'emmêle joyeusement…S'agit-il de passage de flambeaux à la jeune génération ? Je n'y crois pas. Les Nanty, Clavier, Ducruet ont encore de beaux jours devant eux. Non, juste une réunion de talents de tous horizons.
Félicitations du jury pour les seconds couteaux : le proviseur au bord du gouffre est sublime, ainsi que le supsens bien mené autour de la matière dispensé par Clavier, qui n'est révélée qu'à la toute fin du film.
Bref un grand ballet qui sonne juste. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est un film chorale, non, c'est un film à gags qui se prend pour ce qu'il est.
Une comédie de genre, ni plus, ni moins. Parait que c'est une adaptation de BD, en plus ?! Envie de lire ? A revoir, pour rigoler.

# Mariage à l'anglaise



C'est l'histoire d'un couple. Mme et M. qui se marient au bout de 8 mois. Trop vite selon leurs amis. Ils auraient du les écouter !
Le soir de la noce, les beaux-parents les mettent en garde;  comme un avertissement :la première année est la plus difficile. Les deux jeunes mariés vont donc s'accrocher un an. C'est leur maximum ! Car bien qu'ils reconnaissent les qualités de l'autre, ils ne s'aiment pas pour autant, mais ne veulent pas se l'avouer d'abord à eux-même puis à l'autre. Mais des tentations vont leur faire remettre pied à terre...



Le titre original est I give it a year, qui traduit mieux l'ambiance du film que "Mariage à l'anglaise". C'est l'histoire d'un couple, qui s'apprécie mais ne s'aime pas. 
Romance croisée version comédie anglaise.
On le comprend très vite, dès le mariage : M. Boulet & Mme Smart. Elle ne partage pas les mêmes centres d'interet que lui. Elle le trouve grossier et pas assez adulte.
ça se vérifie lors des différents évenements : diner entre amis, soirée d'entreprises, fêtes de Noel en famille…et au quotidien. Le film retranscrit bien, la lassitude et la routine qui peut s'installer dans le couple si l'on n'y prend pas garde. Elle l'envoie promener au téléphone, plutot froide la plupart du temps, lui glandouille sur son canapé et oublie de sortir la poubelle. ça vous rappelle quelque chose ? Normal ! C'est ce que vive les couples, quand la magie des dèbuts s'est envolée, et que plus personne veut faire d'effort.

J'en ai déjà vu des com-rom ou l'on sent bien que ça ne colle pas, mais à un moment, les époux veulent que ça fonctionne, font donc des efforts l'un vers l'autre, et finissent par s'apprécier. La question au centre de tout ça étant : Etes-vous pret à changer par amour ? 
Mais ici, encore faudrait-il qu'il en ait, de l'amour…..
Au fond, vue la situation maritale, la réelle question est celle de la loyauté, et de la fidélité.
Elle ne veut pas partir de peur de lui briser le coeur mais il doute autant qu'elle. Alors pour faire en sorte que ça colle, ils vont voir une conseillère matrimoniale (moments cultes) 
S'accrocher coute que coute. En fait ce film est une ode au divorce.

Bien sur, on a le droit à tous les passages obligés des comédies romantiques, en double, car M. Boulet n'a jamais cessé d'aimer son ex Miss Anna Faris, et Mme Smart craque pour son client, le charmant M. Mentalist.

Pour conclure, le scénario se tient, ce qui n'est pas peu dire, étant donné le concept éculé des com-rom. Un clin d'oeil aux décors, ça m'a franchement envie de retourner à Londres.
Les costumes et les dialogues "match" bien avec leurs propriétaires. Tout cela sonne très anglais.
Et deux chapeaux bas : à Anna Faris, qui joue autre chose qu'une bimbo blonde idiote (encore que…) l'humour douteux est toujours là, mais le côté trentenaire chatain paumée et humaniste la rend plus accessible/naturelle. Chapeau bas aussi aux seconds rôles : qui  nous font osciller entre malaise et éclats de rire… cf la conseillère conjuguale, la meilleure amie qui deteste son mari, le témoin lourdingue et misogyne, les parents coincés…

J'ai aimé ce film. A revoir, revoir, et revoir encore.
Je flotte encore sur un petit nuage, à l'heure ou j'écris ces lignes. 
Ce bijou va devenir un must dans la ludothéque des com-rom.